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NFL: vers un Super Bowl Packers contre Titans

Aaron Rodgers, pressenti comme le favori dans la course au titre de joueur le plus utile de la saison régulière, tentera de guider les Packers à la conquête du Super Bowl.
Photo AFP Aaron Rodgers, pressenti comme le favori dans la course au titre de joueur le plus utile de la saison régulière, tentera de guider les Packers à la conquête du Super Bowl.

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Les adeptes de la NFL dans ces pages avaient lu avant la saison qu’une victoire des Packers au Super Bowl 56 se profilait au loin. Ce serait absurde de descendre du train maintenant.

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Évidemment, ce n’était que la prédiction de votre humble chroniqueur NFL et la vôtre a autant de valeur. À ce stade-ci de la saison, les Packers n’ont pas montré de signes qui inquiètent outre mesure et qui nécessitent d’ajuster le tir d’ici leur entrée en scène au deuxième tour. Surtout que de gros noms reviennent de l’infirmerie.

Il y a toujours quelques anomalies dans le monde du football. Comme par exemple, que Mike Glennon ait encore un emploi dans la grosse ligue. Ou encore, que Trent Dilfer ait déjà remporté le match ultime. Le fait qu’un quart-arrière de la trempe d’Aaron Rodgers ne revendique qu’un titre de champion du Super Bowl et que ce sacre remonte à 2010 tombe dans cette catégorie et il va y remédier.   

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Le feu semble plus que jamais brûler en lui. Que l’on apprécie ou pas sa position sur le vaccin, les événements de 2021 semblent lui avoir procuré un petit quelque chose qu’il n’avait pas nécessairement par le passé : la mentalité que tout le monde est contre lui et qu’il doit faire taire ses détracteurs. Il ne semble plus détaché comme il pouvait l’être par le passé.

À sa troisième année sous les ordres de Matt LaFleur, le système offensif n’a plus de secret. Il rejoint Davante Adams les yeux fermés et son champ-arrière est un combo parfait entre le dynamique Aaron Jones et le costaud AJ Dillon. Dans le froid, ce Dillon fera des ravages. Il y a aussi l’unité défensive qui a percé le top 10 autant pour les verges que les points accordés. C’est amplement de support pour Rodgers, qui devra toutefois remporter la finale avant la finale, face à Tom Brady et aux Buccaneers, dans la conférence nationale.

Davante Adams
Photo AFP
Davante Adams

Face aux Titans

Dans la conférence américaine, c’est probablement l’année des Titans. Probablement, car les Chiefs et les Bills n’ont pas dit leur dernier mot. Les trois équipes sont dans le coup et aucune ne s’élève clairement au-dessus des autres.

Le retour de Derrick Henry, avec des jambes fraîches et s’il est remis à 100% de sa blessure à un pied comme ça semble être le cas, s’annonce dévastateur. Avec AJ Brown et Julio Jones enfin en santé au même moment, Ryan Tannehill bénéficie aussi de deux cibles énormes.

Derrick Henry
Photo AFP
Derrick Henry

La défense, talon d’Achille lors des deux dernières saisons, est passée en un an du 24e rang au 6e rang.

Retour sur les prédictions

Toute personne qui se lance dans le jeu des prédictions devrait accepter de revenir quelques mois plus tard sur l’exercice.

En septembre, je vous annonçais un Super Bowl opposant les Packers... aux Browns! On repassera pour celle-là! L’attaque n’a pas progressé comme prévu et les investissements importants en défensive n’ont pas produit les résultats escomptés.

Baker Mayfield et Aaron Rodgers
Photo d'archives, AFP
Baker Mayfield et Aaron Rodgers

Dans l’association américaine, je voyais les Bills, Patriots, Browns, Ravens, Titans, Chiefs et Chargers en séries. Dans la toute dernière minute du tout dernier match de la saison, les Raiders ont déjoué mon pronostic concernant les Chargers. Sinon, qui avait vu les Bengals à la place des Ravens? Je plaide coupable d’avoir loupé, comme des millions d’autres!

Dans la nationale, ma boule de cristal annonçait des éliminatoires pour les Cowboys, Washington, Packers, Buccaneers, Rams, 49ers et Seahawks. Il y a bien trois représentants de l’Ouest, mais les Cardinals ont ravi la place aux Seahawks. Quant à Washington, l’élan d’optimisme de 2020 s’est vite estompé, au profit des Eagles.

Question de terminer dans le présent, bonnes séries à tous! L’an dernier, des 13 matchs éliminatoires, seulement cinq avaient été décidés par une possession. Les Buccaneers avaient anéanti les Chiefs 31-9 au Super Bowl. Que cette fois-ci, le suspense soit au rendez-vous!

MES PRÉDICTIONS DU 1ER TOUR DES SÉRIES   

SAMEDI  

  • 16 h 30 Las Vegas à Cincinnati BENGALS   
  • 20 h 15 Nouvelle-Angleterre à Buffalo BILLS      

DIMANCHE  

  • 13 h Philadelphie à Tampa Bay BUCCANEERS   
  • 16 h 30 San Francisco à Dallas 49ERS   
  • 20 h 15 Pittsburgh à Kansas City CHIEFS      

LUNDI  

  • 20 h 15 Arizona à LA Rams RAMS      

* En congé : Titans, Packers

RÉSULTATS

PRÉDICTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE 10 en 16 (62,5%)

TOTAL CETTE SAISON : 173 en 272 (63,6%)


Place aux choses sérieuses!   

L’an dernier, les Buccaneers sont devenus la septième équipe à remporter le Super Bowl après avoir pris part au premier tour éliminatoire. Ce n’était pas arrivé depuis 2010 et les 12 équipes en action en fin de semaine, dont les Buccaneers eux-mêmes, voudront répéter l’exploit. La chasse au trophée Vince-Lombardi est lancée et le moment est venu de se lancer dans les prédictions.

LES CHOIX DU JOURNAL

Raiders de Las Vegas (10-7) vs Bengals de Cincinnati (10-7)

LA FIN DE LA SOUFFRANCE

Joe Burrow
Photo AFP
Joe Burrow

Quand les Bengals ont gagné leur dernier match de séries en janvier 1991, c’est parce que le sauveur n’était pas de ce monde. Depuis, il est né le divin enfant! Avec Joe Burrow à bord, la prophétie annonce la fin d’un interminable calvaire.

Bien sûr, les Bengals sont bien plus qu’un seul joueur. Reste que leur jeune quart-arrière amène l’équipe dans une nouvelle dimension et ravive l’espoir, en compagnie d’un formidable trio de receveurs et d’un porteur de ballon en Joe Mixon qui permet à l’attaque d’être multidimensionnelle.

S’il y a une inquiétude majeure chez les Bengals, c’est la ligne offensive, qui a concédé 55 sacs du quart cette saison. Les Raiders, avec les ailiers défensifs Maxx Crosby et Yannick Ngakoue, en l’absence du bloqueur Riley Reiff pour protéger Burrow, peuvent dominer cette confrontation.

Quant à la défense des Bengals, elle est 26e contre la passe. C’est donc là une autre lacune qui peut être exploitée. Il faudra voir si le quart des Raiders, Derek Carr, jouera

nerveusement malgré son expérience. Il en sera à son 128e départ, mais son tout premier en séries. Seuls Ryan Fitzpatrick (147) et Archie Manning (139) ont eu plus de départs sans jouer en séries.

Les Raiders jouent en mode survie depuis un mois et ont l’habitude des matchs sans lendemain.   

  • Ma prédiction : Raiders 20 Bengals 24   

Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-7) vs Bills de Buffalo (11-6)

PRISE 3!

Josh Allen
Photo AFP
Josh Allen

Place à un troisième duel en un peu plus d’un mois entre Bills et Patriots, au grand plaisir des amateurs d’ici qui supportent l’une ou l’autre de ces deux formations en grand nombre.

Chez les Bills, le joueur clé est évidemment le quart-arrière Josh Allen, mais il devra être appuyé au minimum par un jeu au sol qui a gagné au moins 100 verges dans les quatre victoires pour clore la saison. Surtout que la défense des Patriots s’est avérée très ordinaire contre la course, au 22e rang.

Celle des Bills n’a pas grand-chose à se reprocher cette saison, elle qui a terminé au premier rang, autant pour les points accordés que les verges allouées. D’ailleurs, les Bills font partie de seulement sept équipes dans l’histoire à avoir marqué au moins 27 points par match tout en ayant terminé au premier rang défensif. Du lot, une seule équipe n’a pas remporté le Super Bowl, soit les Colts de 2007!

Si l’attaque terrestre des Patriots prend le contrôle du cadran, ils ont une chance d’établir le tempo. Sinon, Josh Allen finira inévitablement par réussir de gros jeux.

Les Patriots ne revendiquent que trois victoires face à des clubs gagnants cette année, dont une dans des conditions climatiques anormales à Buffalo et une autre à la maison contre des Titans décimés.   

  • Ma prédiction : Patriots 16 Bills 23   

Eagles de Philadelphie (9-8) vs Buccaneers de Tampa Bay (13-4)

FORCE CONTRE FORCE

Vita Vea
Photo d'archives, AFP
Vita Vea

Pas une équipe ne court davantage et ne produit plus de verges au sol que les Eagles. C’est leur nouvelle identité. Sauf que pas une équipe depuis trois ans n’est plus avare que les Buccaneers face au jeu au sol. C’est là que le duel risque de se jouer. 

La production des Eagles par la course provient d’un champ-arrière sans super vedette, mais avec une belle profondeur. Sans parler de la contribution du quart-arrière Jalen Hurts. 

Les Bucs forment un mur avec Vita Vea et Ndamukong Suh. La défense, éprouvée une bonne partie de la saison par diverses blessures. L’équipe espère renouer avec les Shaq Barrett, Jason Pierre-Paul et Lavonte David. Les Bucs ont été l’une des trois équipes qui a donné 95 verges ou moins par match au sol. 

Tom Brady et sa bande amorcent souvent leurs matchs en retard, mais les Eagles ont donné 100 points au premier quart cette saison, le deuxième plus haut total dans la ligue.  

Les Eagles ont impressionné en se qualifiant pour les éliminatoires, mais lors des six matchs face à des équipes ayant gagné au moins 10 matchs, leur fiche est de 0-6 et les revers ont été encaissés par 13,3 points en moyenne. 

La météo annonce pluie et vents pour ce duel, ce qui pourrait ralentir quelque peu l’attaque aérienne des Bucs. 

  • Ma prédiction : Eagles 13 Buccaneers 23   

49ers de San Francisco (10-7) vs Cowboys de Dallas (12-5)

UN NOUVEAU CHAPITRE

Deebo Samuel
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Deebo Samuel

L’une des belles rivalités dans l’histoire des séries de la NFL reprend du service. Même si le visage des deux antagonistes n’est plus celui de jadis, ce duel entre deux franchises historiques s’annonce captivant.

Chez les Cowboys, les problèmes passagers de l’attaque avec Dak Prescott et Ezekiel Elliott ne doivent pas faire oublier un problème qui risque d’être bien plus important face aux 49ers. Depuis la semaine 9, la défense a concédé une moyenne de 130 verges au sol par match.

C’est du bonheur à l’état pur pour les Niners, pour qui l’attaque terrestre est le point central du plan de match. Les Cowboys montrent un dossier de 2-4 cette saison lorsqu’ils accordent plus de 125 verges par la course. Les 49ers ont obtenu au moins ce total à 10 reprises cette saison.

L’attaque des Cowboys est plus explosive que celle de ses rivaux, mais pas un joueur sur le terrain n’est plus dangereux que le receveur des 49ers Deebo Samuel. Ce dernier est devenu le seul joueur dans l’histoire à gagner plus de 1400 verges sur des réceptions et plus de 300 par la course en une saison.

Les Cowboys ont totalement dominé leur division (fiche de 6-0), mais ont été moins convaincants en dehors de celle-ci (6-5). Surprise en vue...   

  • Ma prédiction : 49ers 27 Cowboys 24   

Steelers de Pittsburgh (9-7-1) vs Chiefs de Kansas City (12-5)

MISSION IMPOSSIBLE

Ben Roethlisberger
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Ben Roethlisberger

Il est difficile, voire impensable, d’imaginer que les Steelers puissent aller renverser les Chiefs à Kansas City. N’en déplaise aux partisans, cette équipe se veut la plus faible parmi les 14 qualifiées dans la grande danse.

Ce ne serait pas la première fois qu’une énorme surprise survient, mais il faudrait un match quasiment parfait des deux côtés du ballon. À l’attaque, malgré sa brillante carrière, Ben Roethlisberger est hésitant à tenter le gros jeu et est devenu immobile dans sa pochette protectrice.

Défensivement, les Steelers misent moins sur le blitz que par les années passées, mais aiment tout de même cette stratégie. Face au blitz, Patrick Mahomes est impérial. Le secondeur TJ Watt devra poursuivre sur son élan de 22,5 sacs en saison régulière. S’il y a un joueur qui peut saboter le plan de match des Chiefs, c’est lui ou Cam Heyward.

La défense des Steelers est encore capable de gros jeux, mais n’a plus l’aura de ses beaux jours. Qui aurait pu croire en effet que le rideau de fer deviendrait cette année la pire unité de la ligue pour contrer la course? Les Chiefs ne sont pas une si grande menace au sol, mais avec toutes les ressources de Pittsburgh qui seront consacrées à limiter les dégâts aériens, Darrell Williams pourrait voir de beaux couloirs.   

  • Ma prédiction : Steelers 13 Chiefs 27   

Cardinals de l’Arizona (11-6) vs Rams de Los Angeles (12-5)

STAFFORD SOUS PRESSION

Matthew Stafford
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Matthew Stafford

Les Rams ont payé cher, très cher, pour obtenir les services du quart-arrière Matthew Stafford l’hiver dernier. Ce n’était certainement pas pour qu’il amène l’équipe en séries. Il faudra beaucoup plus.

C’est connu, en trois occasions en séries dans son ancienne vie à Detroit, Stafford n’a jamais goûté à la victoire. Il est cette fois-ci beaucoup mieux entouré, que ce soit au niveau des receveurs de passes, du personnel d’entraîneurs et aussi dans le champ-arrière. Sony Michel a pris le contrôle en cours de route et le retour de Cam Akers en fin de saison procure aux Rams un joueur utilisable à toutes les sauces. Il pourrait exercer un rôle énorme.

Stafford ne pourra évidemment tout faire seul et la défense, qui a réussi 25 revirements cette saison, devra être opportuniste, malgré des blessures à la position de maraudeur.

Du côté des Cardinals, Kyler Murray en sera à un premier départ en séries. Il a été brillant en début de saison avec 20 touchés (passe et course) à ses sept premiers matchs. Depuis son retour de blessure, il n’a généré que neuf touchés en six rencontres.

Les Cards excellent sur la route (8-1 cette saison) et Los Angeles n’est pas l’environnement le plus hostile. Sans DeAndre Hopkins, toutefois, l’attaque manquera d’essence.   

  • Ma prédiction : Cardinals 30 Rams 34   

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