/sports/opinion/columnists
Navigation

Bon moment pour reconstruire

SPO-HKO-HKN-2016-NHL-DRAFT---ROUNDS-2-7
Photo d'archives, AFP À New York, Jeff Gorton a été l’un des artisans de la reconstruction des Rangers.

Coup d'oeil sur cet article

Quand une équipe croupit dans les bas-fonds du classement, c’est qu’elle se trouve en processus de reconstruction ou, si ce n’est pas encore fait, qu’elle pense à adopter les dispositions en ce sens.

Le Canadien en est là. Il est devancé par les 31 autres formations de la Ligue nationale de hockey.

Pensez-y, dernier au classement général sur 32 équipes !

Qui aurait dit que cette organisation en arriverait à ce point un jour ?

Mais c’est la réalité.

Le Canadien présente la pire fiche de la LNH. Même le Kraken de Seattle, qui en est à sa première saison d’existence, le devance. Il ne peut espérer aller de l’avant avec les effectifs en place.

La fenêtre d’opportunité pour une conquête de la Coupe Stanley est barrée à double tour.

Manque de relève

On a beau dire que la COVID n’aide pas, toutes les équipes sont touchées par le virus. Celles misant sur de bonnes réserves se maintiennent parmi les meneuses, tandis que celles pauvres en relève n’arrivent pas à garder la tête hors de l’eau.

Depuis 25 ans, le Canadien fait du rapiéçage. L’organisation bouche les trous d’une saison à l’autre.

Oui, il y a eu le beau parcours de l’été dernier, à l’issue duquel le Tricolore s’est rendu en finale. 

Autant ce fut agréable à regarder, autant c’est loin dans la mémoire collective.

L’évidence même

Le régime Bergevin est terminé. L’héritage qu’il a laissé à ses successeurs est bien mince.

Jeff Gorton n’a pas encore annoncé ses couleurs, mais la décision qu’il prendra pour la suite des choses apparaît comme une évidence.

Tout est à refaire.

Derrière les Rangers

On sait que Gorton a de l’expérience dans l’art de rebâtir une équipe.

Il y a quatre ans, il était directeur général des Rangers de New York lorsque Glen Sather, qui portait le titre de président des opérations hockey de l’équipe, a publié un message dans les quotidiens de la ville pour faire savoir aux amateurs que le temps était venu de procéder à une refonte en profondeur.

À ce moment-là, le Canadien était derrière les Rangers au classement général. L’équipe new-yorkaise a terminé 24e au classement général avec 77 points, soit 25 de moins que la saison précédente.

Le Tricolore s’est classé 28e avec 71 points, en baisse de 32 points.

Bonnes transactions

Gorton a échangé des joueurs comme Rick Nash, Ryan McDonagh, J.T. Miller, Mats Zucarello et Kevin Hayes.

Ses meilleures acquisitions ont été le fruit de transactions. Il a obtenu, notamment, les défenseurs Adam Fox et Jacob Trouba.

Et il a eu la chance qu’Artemi Panarin tienne à poursuivre sa carrière sur Broadway.

Une acquisition de la sorte aide grandement à rendre une équipe meilleure.

Côté repêchage, les résultats sont mitigés jusqu’à maintenant. Vitali Kravtsov, Kaapo Kakko et Alexis Lafrenière, premiers choix de 2018 à 2020, sont encore au stade de l’apprentissage.

La plus belle prise à ce jour est le défenseur K’Andre Miller, qui est utilisé sur le deuxième duo de défenseurs aux côtés de Trouba.

Les Rangers sont de retour dans le groupe des équipes dominantes quatre ans plus tard. C’est rapide comparé à d’autres équipes qui sont passées par là et qui peinent à se hisser dans le peloton de tête.

Étape charnière

En admettant que le comité de sélection du prochain directeur général ne soit pas une supercherie, Gorton et ses acolytes Geoff Molson, Bob Gainey et Michael Andlauer ont à sonder l’opinion des candidats sur la méthode à suivre pour remettre le Canadien sur les rails.

Le moment est crucial.

Tout doit être mis en place pour que cette organisation retrouve ses lettres de noblesse.

C’est le temps ou jamais.

Ça va demander du temps et de la patience, mais la relance passe par une reconstruction.

Les années de famine ont assez duré. 

Hughes se serait ravisé  

L’agent Kent Hughes serait le troisième candidat encore en lice au poste de directeur général du Canadien. 

Montréalais d’origine, Hughes est établi à Boston depuis une vingtaine années. Il parle français.

L’histoire dit qu’il n’était pas prêt à abandonner l’agence qu’il a mise sur pied et qui compte une cinquantaine de clients lorsque le Canadien a commencé ses recherches pour dénicher un nouveau DG.

De gros clients

Or, il aurait révisé ses positions.

Patrick Bergeron, Kris Letang, Josh Anderson, Darnell Nurse et Anthony Beauvillier font notamment partie de son écurie.

Vincent Lecavalier a été son premier gros client. Le frère de celui-ci, Phillipe, fait partie de l’équipe des agents de l’entreprise dirigée par Hughes et ses partenaires Darren Ferris et Giordano Saputo.

Deux anciens agents DG

Deux anciens agents sont actuellement directeurs généraux dans la LNH.

Il s’agit de Chuck Fletcher, des Flyers de Philadelphie, et de Bill Zito, des Panthers de la Floride.

Le président des opérations hockey des Penguins de Pittsburgh, Brian Burke, a représenté les intérêts de joueurs de la LNH avant d’être DG des Whalers de Hartford, des Canucks de Vancouver, des Ducks d’Anaheim, qu’il a menés à la coupe Stanley, et des Maple Leafs de Toronto.

Il a été aussi président du secteur hockey chez les Flames de Calgary.

Plusieurs autres ont fait le saut d’agent à directeur général dans le passé.

Pensons à Pierre Lacroix (Québec-Colorado), Dean Lombardi (San Jose, Los Angeles), Mike Barnett (Arizona), Peter Chiarelli (Boston, Edmonton), Ray Shero (Pittsburgh, New Jersey), Mike Gillis (Vancouver) et Brian Lawton (Tampa Bay).

Outre Hughes, rappelons que Mathieu Darche et Daniel Brière seraient les deux autres candidats en lice. 

Patrick Roy n’aurait pas été rappelé après avoir passé son entrevue. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.