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Décès de Jean-Claude Lord: «il était en avance sur son temps», selon Réjean Tremblay

Décès de Jean-Claude Lord: «il était en avance sur son temps», selon Réjean Tremblay
FRÉDÉRIC AUCLAIR/TVA PUBLICATIONS/AGENCE QMI

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Le scénariste et dramaturge Réjean Tremblay, qui a travaillé pendant des décennies avec Jean-Claude Lord, a rendu hommage à un cinéaste près du peuple qui était «en avance sur son temps». 

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«Ce que je souhaite de tout mon cœur, mais de tout mon cœur; Jean-Claude, à cause de sa façon d’être comme homme, d’être un peu rebelle et sauvage, je trouve qu’il n’a jamais eu la reconnaissance et le mérite qui aurait dû lui revenir», a confié M. Tremblay en entrevue téléphonique avec l’Agence QMI, dimanche, dans la foulée de l’annonce du décès du réalisateur à l'âge de 78 ans.

Les deux hommes s’étaient rencontrés pour la dernière fois le 22 octobre à Montréal, en compagnie du producteur Jean-Guy Després, a relaté le scénariste, qui avait alors trouvé son comparse de longue date «fatigué».

Il faut dire que les deux hommes ont longuement collaboré depuis la toute première saison de la série «Lance et compte», qui avait révolutionné le milieu télévisuel en arrivant dans les foyers des Québécois en 1986.

«S’il n’avait pas été là, je ne sais pas si on aurait fait la révolution qu’on a faite. Moi, c’était mon premier vrai scénario dramatique. Penses-tu que je suis arrivé là avec la science infuse? C’est Jean-Claude Lord qui m’a résumé tout ça en une phrase: "je ne veux pas que tu me le racontes, je veux que tu me le montres"», a raconté avec reconnaissance Réjean Tremblay.

Le scénariste qui faisait alors ses premiers pas à la télévision a «appris sur le tas» grâce à Jean-Claude Lord. «J’ai adoré ça. C’était un passionné. Je savais où il s’en allait. Pour un auteur qui débutait, c’était idéal.»

Ouverture d’esprit

M. Tremblay a loué l’ouverture d’esprit de son ami, qui n’hésitait pas à briser les codes et à aborder des sujets qui sortaient des sentiers battus.

«Il était tellement en avance sur son temps. C’est lui qui m’avait convaincu que Pierre Lambert, le bon héros de Trois-Rivières, qui jouait à Québec, tombait en amour avec une Haïtienne dans le milieu conservateur du hockey. [En 1985], c’était audacieux de la part de Jean-Claude», a détaillé le scénariste en faisant référence au personnage principal de sa série phare.

«Il a toujours écrit, réalisé, œuvré pour le peuple, pour le monde ordinaire. Il n’a jamais travaillé pour les élites. [...] D’ailleurs, il était d’une maladresse avec les technocrates, parce que ça le révoltait», a ajouté Réjean Tremblay en qualifiant le cinéma de Jean-Claude Lord «d’ouvert sur le monde, sur le peuple».

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