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Mon père désirait que je devienne une journaliste politique et moi sportive

femme journaliste
Photo d'archives, Chantal Poirier

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Le sourire et le rire légendaires de Chantal Machabée, vice-présidente, communications du Canadien, lui ont permis de surmonter les obstacles sans jamais se plaindre, mais plutôt en trouvant une solution. Elle considère Guy Lafleur et Mario Lemieux comme ses idoles. Aujourd’hui Chantal, c’est à ton tour d’être l’idole de plusieurs jeunes filles.


Jusqu’à l’âge de 11 ans, tu as demeuré à Duvernay.

Je sais que c’est Laval, mais pour moi c’est toujours au 12 Place Chopin dans le quartier de Duvernay. Mon défunt père, André, ainsi que ma mère, Huguette Lapierre travaillaient dans l’industrie de la parfumerie-cosmétique. Ma sœur, Manon est propriétaire d’un commerce de produits pour animal.


Tes parents étaient-ils des fervents du sport ?

Aucunement ! D’ailleurs, j’étais toute jeune quand papa m’emmenait écouter des discours de René Lévesque, un homme pour qui j’ai un énorme respect.


La bataille des journaux au petit-déjeuner.

Mon père lisait les nouvelles dans Le Journal de Montréal après que j’avais découpé la section des sports jusqu’au jour où mon père a décidé d’acheter aussi La Presse. La guerre était terminée.


Le chroniqueur à CJMS Rocky Brisebois semait la pagaille.

J’écoutais M. Brisebois critiquer mes joueurs favoris du Canadien. Mon père me répétait souvent : « Chantal, tu n’as qu’à changer de poste ».


Tu as toujours porté fièrement le chandail du Canadien.

À l’école secondaire, mes amies Lyne Desrochers, Catherine Simard et moi portions fièrement notre chandail du Canadien. Je ne peux pas oublier mes belles années au Stade olympique avec Lyne alors qu’on encourageait les Tim Raines, André Dawson et Gary Carter. 


Ton père n’était pas d’accord avec ton choix de carrière.

Je voulais être une journaliste sportive au Journal de Montréal. Papa voulait que je sois une journaliste politique, car il disait qu’il n’y avait pas d’ouverture pour une journaliste sportive à l’époque.


Tu as étudié en théâtre et en musique.

Pour faire plaisir à mon père et pour le rassurer, j’ai étudié en théâtre et l’un de mes collègues de classe était Marc-André Coallier qui avait du talent. Mes cours de musique m’ont permis d’apprendre à jouer de l’orgue et du piano. Ensuite, j’ai terminé mes études à l’Université de Montréal.


Ta mère est ta partisane numéro 1 !

Après le décès de mon père, maman a décidé de suivre ma carrière à la télé. Encore aujourd’hui, un des plus beaux moments, c’est lorsqu’elle s’informe auprès de moi sur la réglementation ou lorsqu’elle me donne son opinion sur les performances du Canadien. 


Tu te maquillais à l’âge de 3 ans ? 

Il ne faut pas oublier que maman travaillait chez les produits cosmétiques Givenchy alors, je me cachais dans la toilette pour me « beurrer » des produits de ma mère.


Tu as travaillé pour ton père et ta mère.

J’accompagnais mon père pour vendre le parfum Paco Raban et j’ai aussi travaillé dans une pharmacie à la Place Eaton pour vendre les produits cosmétiques, Givenchy.


On t’a demandé : Quel était le sport national de l’Indonésie ?

Il y avait 10 postes à combler à La Presse canadienne. Les gars n’ont pas été soumis à un examen de leurs connaissances, moi, oui. L’une des questions était de nommer le sport national de l’Indonésie. Heureusement, je le savais... le badminton.


Tu jouais au hockey, flag football et baseball avec les gars.

Nous avions déménagé à Pont-Viau lorsque je pratiquais ces sports au parc municipal. Une petite anecdote en passant, plusieurs années plus tard, mes fils sont venus me voir jouer au hockey à Lachenaie. Après le match, avec une grande délicatesse et beaucoup d’amour ils m’ont dit : « Maman, tu as du cœur, mais ton talent laisse à désirer ». Je n’ai pas pu m’empêcher de rire. 


Quelles étaient les vacances estivales avec tes parents ? 

Nous allions à Wildwood Beach et Daytona Beach en voiture. J’étais impressionnée de pouvoir me promener en voiture sur la plage de Daytona. Ensuite, mes parents ont acheté une résidence au Mexique.


Tu as nommé ta première voiture : « Gaston La Gaffe »

J’avais une Honda Civic usagée jaune qui était toujours en panne. À un moment donné, j’ai dû réveiller mon père à trois heures du matin afin de venir me chercher sur la rue Henri-Bourassa, car « Gaston La Gaffe » était en panne.


Le cégep de Saint-Laurent fut le lieu du début de ta carrière sportive

Je suis devenue la statisticienne de l’équipe de hockey. J’étais bien conseillée par Claude Mailhot, le président de la formation, Robert Bondaz, Yves Charron et les entraîneurs, Gérard Gagnon et Richard Liborion.


Ensuite, tu t’es retrouvée avec les Voisins de Laval.

J’occupais toujours mon poste avec le cégep lorsque je me suis jointe aux Voisins alors, que leur joueur vedette était Mario Lemieux. En plus je lisais quatre livres par semaine dans le cadre de mes études.


Tu as fait tes débuts à la radio de Sherbrooke.

Je serais toujours reconnaissante envers Gilles Péloquin qui m’a donné ma première chance. Je faisais des reportages sur la LHJMQ une fois par semaine en direct de Laval.


C’est quand la première fois que tu as quitté la maison ?

J’ai été engagée par Radio-Canada Ottawa pour faire la couverture des sports, dont les Olympiques de Hull. Mon père m’avait accompagnée pour trouver un condo sécuritaire pour sa fille.


Tu as travaillé à TVA – Québec.

J’étais attitrée par les nouvelles du sport et l’émission week-end de TVA.


Tes fils sont les amours de ta vie.

Je suis privilégiée de compter sur l’appui de mes deux fils, Simon, pompier à Terrebonne, et Hugo qui est un col bleu à Mascouche. Leur amour inconditionnel m’a toujours permis de relever de nouveaux défis, dont mon dernier avec le Canadien, l’équipe de Guy Lafleur. 

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