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Les victimes québécoises oubliées du terrorisme islamiste

Burkina faso tragdie
Photo tirée de Facebook Charles-Élie Carrier, son père Yves et sa mère Gladys Chamberland, ainsi que sa demi-sœur Maude et Louis Chabot sont accompagnés par une religieuse de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

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Comme me le rappelait ces derniers jours un fidèle lecteur, c’est probablement la vaste majorité d’entre nous qui a déjà oublié le destin tragique de six de nos compatriotes assassinés en Afrique le 15 janvier 2016.

Une interpellation très pertinente, car pour l’ensemble de la classe politique habituellement prompte à dénoncer, à juste titre, de manière forte et récurrente des assassinats de ce genre et à commémorer les victimes sur notre propre territoire, c’est silence radio.

Une amnésie collective

La sphère médiatique fait elle aussi partie des entités ayant quasiment oublié de rappeler que Suzanne Bernier, Louis Chabot, ainsi que Charles-Élie Carrier, sa mère, Gladys Chamberland, son père, Yves Carrier, sa sœur, Maude Carrier, avaient été fauchés par des terroristes islamistes à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Le vendredi 15 janvier 2016, avant de se rendre à l’aéroport pour prendre l’avion qui ramenait trois des victimes au Québec, ils se trouvaient tous les six à la terrasse d’un café du centre-ville d’Ouagadougou. C’est à cet endroit qu’ils furent ciblés en premier et assassinés. De plus, il y eut vingt-quatre autres victimes autochtones.

Vendredi dernier, le 15 janvier 2022, à moins que cela ait échappé à mon attention, aucune mention publique nulle part. Aucun hommage. Aucune commémoration en mémoire de ces innocentes victimes du terrorisme islamiste, dont le seul crime fut d’avoir voulu changer le monde. En mieux.

Ces Québécois, des gens généreux, dévoués et dynamiques. Ils venaient de la région de Québec. Certains étaient issus du milieu de l’éducation. En décembre 2015, ils se trouvaient au Burkina Faso pour participer à un projet humanitaire : la construction d’une école.

Ils voulaient aider de jeunes Burkinabés. Ils ne verront malheureusement pas le fruit de leurs efforts à cause de l’obscurantisme et de la barbarie qui relèvent de la nuit des temps...

Pour un devoir de mémoire

Parce que Suzanne Bernier, Louis Chabot, Charles-Élie Carrier, Gladys Chamberland, Yves Carrier et Maude Carrier, des êtres d’exception, étaient des gens qui travaillaient à faire de ce monde un monde meilleur ;

Parce qu’ils ne souhaitaient qu’une chose : aider des jeunes enfants du Burkina Faso à fréquenter une école qui donne le goût d’apprendre, de s’épanouir et de cultiver l’espoir d’un avenir meilleur ;

Parce que l’éducation d’un enfant garantit celle d’une famille, d’un village, d’une nation et celle de l’humanité ;

Nous avons collectivement le devoir de nous rappeler l’engagement et le sacrifice de Suzanne Bernier, Louis Chabot, Charles-Élie Carrier, Gladys Chamberland, Yves Carrier et Maude Carrier. Pour ne jamais oublier.

Merci à eux. Nos pensées accompagnent leurs familles emmurées dans le souvenir, le chagrin et la douleur...

Pour ne pas oublier.

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