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Auditions du Dr Marc Lacroix: la défense s’en prend aux experts du plaignant

Dr Marc Lacroix
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Dr Marc Lacroix

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L’audition du Dr Marc Lacroix devant le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec a pris du retard, la partie défenderesse s’opposant à ce que les deux experts de la partie plaignante puissent témoigner.

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Le propriétaire des cliniques médicales privées Lacroix fait l’objet de neuf plaintes déontologiques.

Olivier Bolduc, le plaignant privé, reproche notamment au médecin d’avoir tenu des propos inexacts et contraires aux données de la science médicale sur les ondes de CHOI Radio X.

La journée a débuté par la présentation d’un des experts que la partie plaignante veut faire témoigner, Raphaël Langevin, qui rédige actuellement sa thèse de doctorat en économie de la santé.

Projections sur la COVID-19

L’été dernier, il a notamment travaillé pour la direction régionale de santé publique de Montréal.

L’emploi consistait à «déterminer dans les trois semaines suivantes l’évolution probable des cas à Montréal afin de guider notamment l’embauche de ressources humaines pour le traçage de contacts», a indiqué M. Langevin.

Il a expliqué que son travail permettait aussi de projeter les hospitalisations et l’émergence du variant Delta.

M. Langevin a ajouté que le travail de l’économiste de la santé est notamment de faire des évaluations des bénéfices et des coûts de certains traitements, programmes ou nouveaux médicaments, par exemple. Il consiste aussi à évaluer des politiques en santé, par exemple l’impact du délestage.

Après une présentation d’une quinzaine de minutes, la défense a pris le reste de l’avant-midi pour questionner M. Lanvegin.

Me Mairi Springate a notamment souligné qu’il n’était ni médecin ni membre d’un ordre professionnel.

M. Langevin a indiqué avoir été un membre actif de Québec solidaire «jusqu’à ce qu’il débute son doctorat». Et c’est en tant que militant qu’il a fait la rencontre du plaignant Olivier Bolduc.

Préalablement au dossier en cours, M. Langevin dit n’avoir discuté avec M. Bolduc qu’à cinq reprises environ et le considérait comme un «ami éloigné».

La partie défenderesse a aussi rappelé des articles de M. Langevin publiés par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), dont un dans lequel il critiquait la décision de déconfiner et un autre où il parlait des pressions de l’industrie privée sur le gouvernement.

Finalement, invoquant notamment les liens avec M. Bolduc, les opinions émises publiquement et le fait qu’un plaignant, devant l’ordre professionnel des médecins, doit apporter aussi une expertise médicale, la partie défenderesse s’est objectée à ce que M. Langevin puisse agir comme expert dans l’affaire en cours.

Prolongée

Le conseil de discipline a pris l’affaire en délibéré et rendra sa décision avant la prochaine audition, le 27 janvier.

La défense a aussi indiqué qu’elle s’opposera à ce que l’autre expert du plaignant, le microbiologiste Christian Beaulac, témoigne.

Puisque ce dernier n’était pas disponible hier après-midi, l’avocat du plaignant, Me Guillaume Lavoie, a invité son vis-à-vis, Me Jean-Claude Dubé, à questionner son client, le Dr Marc Lacroix. Me Dubé s’est «refusé à faire témoigner son client séparément de la preuve.»

Cela a entraîné la fin prématurée de l’audition. Devant le retard pris, deux autres journées ont été ajoutées au calendrier, les 21 et 28 mars, en plus de celles prévues les 27 et 28 janvier.

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