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Ex-conjointe brûlée vive: la défense demande une peine de 7 à 15 ans pour Haj Messaoud

L’homme avait immolé son ancienne conjointe sous les yeux de leur fillette

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Les avocats de l’homme qui a immolé son ex-conjointe dans le quartier Saint-Sauveur en 2019 estiment qu’une peine de détention à perpétuité ne devrait pas s’appliquer à leur client et ils demandent plutôt une sentence allant « de 7 à 15 ans ».  

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La veille, le procureur de la Couronne, Me Matthieu Rochette, a tablé sur les nombreux facteurs aggravants entourant le crime commis par Frej Haj Messaoud pour réclamer une peine d’emprisonnement à vie. 

En août 2019, l’homme de 41 ans a saisi son ex-conjointe par-derrière puis l’a aspergée d’essence.

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Malgré les supplications de la victime, il a allumé un briquet, transformant la femme en véritable torche humaine sous le regard horrifié de leur fillette.  

Mardi, après les plaidoiries de la défense, Haj Messaoud a lu au tribunal une lettre dans laquelle il s’est adressé à sa victime, s’excusant pour les actes commis et disant assumer « les conséquences de ce geste affreux ». 

Puis, il a imploré le juge de ne pas lui « donner une trop grosse peine », parce qu’il était « vraiment désolé ».  

Facteurs atténuants

Pour appuyer la demande de 7 à 15 ans, la défense a tenté de faire ressortir les facteurs pouvant atténuer la peine d’emprisonnement de Haj Messaoud.  

Me Luc Picard a notamment rappelé que l’accusé avait plaidé coupable à l’accusation de tentative de meurtre et qu’il n’avait pas d’antécédents judiciaires. 

Frej Haj Messaoud, ici le 11 août 2019, soit deux jours après le crime, a imploré le juge, mardi, de ne pas lui « donner une trop grosse peine », parce qu’il était « vraiment désolé ».
Photos d’archives
Frej Haj Messaoud, ici le 11 août 2019, soit deux jours après le crime, a imploré le juge, mardi, de ne pas lui « donner une trop grosse peine », parce qu’il était « vraiment désolé ».

Il a également invité le juge Guy De Blois à prendre en compte le passé de l’accusé ainsi que son enfance qu’il a qualifiée de « difficile », parce que marquée par la violence conjugale.  

Revenant sur le rapport fourni par l’agent de probation, Me Picard a invité le juge à la prudence concernant, entre autres, le risque de récidive, que l’agent qualifie « d’important ». 

« Je vous soumets qu’il s’agit là d’une opinion et que nous sommes plus dans l’hypothétique que dans le concret », a-t-il dit. 

Il a conclu en rappelant que, depuis sa détention, Haj Messaoud avait fait trois rencontres en lien avec la sensibilisation à la violence et que l’accusé, qui s’est montré émotif lorsqu’il a vu les blessures de sa victime, n’était pas « complètement insensible ».

« Donner son opinion »

En réplique, Me Rochette a rappelé que le rôle de l’agent de probation était justement de « donner son opinion », que ce rapport avait été préparé à la demande de la défense et que celui-ci, rédigé deux ans et demi après le crime, faisait le constat que la détention avait eu très peu d’effets sur les remords de l’accusé. 

La sentence sera rendue en mai. 

Extraits de la lettre lue par l’accusé au tribunal

  • « Je n’ai pas réfléchi aux conséquences de mes actes et j’ai vraiment honte. »
  • « Depuis que j’ai causé ce drame, je vis dans la tristesse et le malheur. ».
  • « Je m’excuse d’avoir ruiné ta vie et de t’avoir causé toutes ces douleurs et souffrances. »
  • « Ça me fait mal de constater que tu crains pour ta sécurité et ta vie. »
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