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Les jeunes sportifs encore oubliés

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François Legault a dit lorsqu’il a annoncé l’ouverture des écoles : « L’immense majorité des enfants ne courent pas de risques de santé importants avec la COVID. Par contre, les retards scolaires et l’isolement peuvent causer des problèmes importants. » Les pédiatres ont fait une sortie convaincante qui allait dans le même sens.

Conséquences dramatiques

Si l’école est fondamentale dans la vie des enfants, le sport l’est tout autant pour leur équilibre, les saines habitudes de vie et pour lutter contre le décrochage scolaire.

Pour bien des garçons (le décrochage scolaire touche surtout les garçons), le sport est ce qui permet d’avoir une routine, de se défouler pour ensuite être concentré en classe.

Pour les filles, notamment au secondaire, la persévérance sportive est un défi. À l’âge de 14 ans, elles sont environ deux fois plus nombreuses que les garçons à avoir abandonné le sport.

La pratique du sport permet de s’adonner à des activités encadrées dans plusieurs milieux défavorisés, d’augmenter l’estime de soi, de limiter l’isolement, la dépression, de diminuer l’usage des écrans, l’obésité et l’impact des gangs de rue. Bref, les conséquences de l’arrêt de la pratique des sports sont immenses.

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Bruno Ouellette sur QUB Radio :

Tuer l’âme sportive des jeunes

Après trois années où les programmes sportifs ont été charcutés, il est minuit moins une avant qu’une génération de jeunes abandonnent leur sport pour toujours.

À titre d’exemple, mon fils était en 4e année quand sa saison de hockey s’est arrêtée, il est maintenant en 6e. S’il ne recommence pas rapidement, pas certaine qu’il poursuivra au secondaire. Même situation pour une petite voisine gymnaste. Le décrochage sportif, c’est à prendre au sérieux.

Ouvrir tous les sports pour les jeunes

Dans les prochains jours, on parlera à juste titre des restos et de la culture. C’est parfait.

Mais il est maintenant temps que les leaders des lobbys du sport, les parents, le PQ et QS, Valérie Plante, Bruno Marchand... joignent leurs voix à celle parfois bien esseulée du député Enrico Ciccone, question que nos jeunes puissent apprendre, certes, mais également s’oxygéner. C’est primordial.

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