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C-92: pas une bonne idée, selon Ian Lafrenière

C-92: pas une bonne idée, selon Ian Lafrenière
Photo d'archives, Agence QMI

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La loi C-92, qui permet que chaque communauté autochtone puisse développer son propre régime de protection de la jeunesse, apporte son lot de problèmes opérationnels, estime Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones au gouvernement du Québec.

M. Lafrenière réagissait au cours d’une mêlée de presse à l’entrée en vigueur de la Loi de la protection sociale attikamek. Celle-ci a pu être adoptée en vertu de la loi canadienne C-92, qui reconnaît les compétences des peuples autochtones au chapitre des services à l'enfance et à la famille.

«Je prendrais l’image du fromage, présentement, c’est un gruyère que j’ai. Il y a des bouts qui ne fonctionnent pas. On réglera nos différents devant les tribunaux, mais de façon opérationnelle sur le terrain, pour le bien des enfants, on doit s’asseoir ensemble», a déclaré M. Lafrenière.

Pour lui, le projet de loi créerait des problèmes et de la confusion sur le terrain pour son application.

«Je donne un exemple. Ça, c’est le conseil de bande attikamek d'Opitciwan. J’ai deux autres communautés attikameks qui sont voisines, qui ont un autre régime complètement. Là, les parents me demandent : je vis à l’extérieur de la communauté; quel régime s’applique à moi? Ça devient extrêmement compliqué», a illustré M. Lafrenière.

«Imaginez si, dans le futur, on se retrouve avec 14 lois différentes. Comment va-t-on travailler ensemble?», s’est-il également interrogé.

Il appelle les différents acteurs concernés à s’asseoir afin de trouver des solutions, se disant préoccupé par la situation. «On ne doit pas faire de politique sur le dos de nos enfants», a souligné le ministre, qui affirme avoir écrit au chef du conseil de bande pour tendre la main.

Le ministre rappelle par ailleurs que la loi empiète sur l’un des champs de compétence des provinces.

«S’ils ont cette énergie pour nous aider, ils auraient pu construire des logements au Québec dans les communautés autochtones. On a un déficit d’environ 7000 logements et ça, c’est leur juridiction», a-t-il indiqué.

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