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Quelques trucs pour ne pas perdre votre latin!

0122 CASA Fleurs et potager
Photo courtoisie Une des plantes ornementales dont le nom scientifique est le plus complexe est sans contredit le Chamaecyparis pisifera ‘Filifera Aurea Nana’, communément appelé faux-cyprès de Sawara nain à feuillage doré.

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Pourquoi les plantes portent-elles des noms aussi compliqués ? Il est vrai que certains végétaux ont vraiment des noms à coucher dehors !

Connaître les noms des plantes que vous cultivez n’est pas absolument nécessaire, mais cela est tout de même fort utile lorsque vient le moment de les entretenir en fonction de leurs exigences particulières.

Chaque plante possède un nom commun français et aussi un nom scientifique, habituellement en latin. Il est évidemment plus simple de vous en tenir au nom commun français des plantes plutôt que d’apprendre leur nom scientifique. Sachez toutefois qu’il peut y avoir plusieurs noms communs pour identifier la même plante, ce qui favorise parfois la confusion.

Anciennement, le coléus portait le nom latin de Coleus blumei. Il y a quelques années, les taxonomistes ont décidé de simplifier les choses et de changer son nom scientifique pour 
Solenostemon scutellarioides, alors que certains taxonomistes préféraient l’appeler Plectranthus scutellarioides ! Récemment, la communauté scientifique s’est accordée pour finalement retenir le nom scientifique de Coleus scutellaroides. Vraiment, c’est à en perdre son latin !
Photo courtoisie
Anciennement, le coléus portait le nom latin de Coleus blumei. Il y a quelques années, les taxonomistes ont décidé de simplifier les choses et de changer son nom scientifique pour Solenostemon scutellarioides, alors que certains taxonomistes préféraient l’appeler Plectranthus scutellarioides ! Récemment, la communauté scientifique s’est accordée pour finalement retenir le nom scientifique de Coleus scutellaroides. Vraiment, c’est à en perdre son latin !

Le nom commun est généralement placé avant le nom scientifique qui, lui, est écrit en second, en italique et entre parenthèses. Les noms des plantes sont habituellement indiqués sur les étiquettes lorsqu’on les achète en pépinière, dans les catalogues des pépinières et semenciers ainsi que dans les ouvrages horticoles de référence.

Nom scientifique

Le nom scientifique d’une plante est habituellement en latin ou, plus rarement, en grec. C’est un moyen universel d’identifier les végétaux – et tout ce qui est vivant d’ailleurs – puisque tous les horticulteurs et les botanistes, peu importe où ils se trouvent sur le globe, comprennent ce langage.

Ce nom comprend deux parties : le genre et l’espèce. Le nom de l’espèce, c’est comme votre prénom – sauf qu’il apparaît en dernier dans le nom botanique d’une plante. Le nom du genre est semblable à votre nom de famille – sauf que dans les noms scientifiques des plantes, il apparaît en premier.

Par exemple, prenons le nom d’une plante appelée Rosa rugosa ; Rosa est le nom du genre et rugosa est le nom de l’espèce. Rosa décrit un genre complet de plantes appelées rosiers qui produisent de grandes fleurs odorantes, et rugosa décrit un type de rosier, soit un rosier rugueux.

Le rosier rugueux (Rosa rugosa) tel qu’on peut le voir en nature.
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Le rosier rugueux (Rosa rugosa) tel qu’on peut le voir en nature.

Pour compliquer les choses, il arrive parfois que le nom scientifique comprenne aussi un troisième nom, qu’on appelle la variété, et qui est placé à la suite du nom de l’espèce. La variété est une plante qui diffère assez en apparence de l’espèce type pour mériter son propre nom, comme Rosa rugosa var. alba, par exemple, soit le rosier rugueux à fleurs blanches.

Certaines plantes sont affublées d’un nom de cultivar. Un cultivar est en fait une variété cultivée créée par l’être humain. Les noms des cultivars sont généralement donnés par les personnes qui les ont développés ou découverts.

Le Rosa rugosa ‘Blanc Double de Coubert’ est un cultivar de rosier rugueux aux fleurs blanches doubles différent de l’espèce qui arbore plutôt des fleurs roses en nature.
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Le Rosa rugosa ‘Blanc Double de Coubert’ est un cultivar de rosier rugueux aux fleurs blanches doubles différent de l’espèce qui arbore plutôt des fleurs roses en nature.

Les cultivars sont obtenus par diverses techniques de propagation, telles que la greffe, l’hybridation ou encore la culture de tissus. En d’autres mots, ces plantes ne se retrouvent pas dans la nature, elles sont cultivées par les humains qui les développent et les perfectionnent. Rosa rugosa ‘Blanc Double de Coubert’ est un exemple de cultivar. Le nom du cultivar est habituellement placé entre apostrophes et, contrairement aux noms de genre et d’espèce, il n’est pas écrit en italique.

Pour sa part, un hybride est le résultat d’une pollinisation croisée entre deux plantes génétiquement différentes, généralement de la même espèce ou d’un même genre. Cette combinaison est obtenue de façon artificielle par l’être humain, mais elle peut aussi se produire naturellement lors de la pollinisation par les abeilles. La très grande majorité des plantes hybrides est composée des cultivars.

Lorsque vous souhaitez acheter une plante, en plus de connaître son nom commun, il est recommandé de noter également son nom scientifique ainsi que son nom de cultivar s’il y a lieu. 

Éviter la confusion

Le nom commun d’une plante peut parfois être trompeur. Par exemple, on donne à tort le nom de cèdre au fameux conifère avec lequel on fait des haies. En réalité, le cèdre est un arbre 
qui vit au Liban et dans les monts Atlas au Maroc et qui n’a rien à voir avec notre conifère, qui devrait plutôt être appelé thuya d’Occident (Thuja occidentalis).
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Le nom commun d’une plante peut parfois être trompeur. Par exemple, on donne à tort le nom de cèdre au fameux conifère avec lequel on fait des haies. En réalité, le cèdre est un arbre qui vit au Liban et dans les monts Atlas au Maroc et qui n’a rien à voir avec notre conifère, qui devrait plutôt être appelé thuya d’Occident (Thuja occidentalis).

Certains noms communs, comme « érable à sucre » par exemple, sont très spécifiques et identifient des végétaux bien précis. Cependant, un nom commun tel que « marguerite » n’est pas assez spécifique pour vous aider à identifier une plante précise puisqu’il peut désigner des végétaux vaguement similaires appartenant à des genres très variés. 

Par exemple, le nom marguerite peut désigner à la fois une marguerite des jardins (Leucanthemum x superbum), une marguerite des champs (Leucanthemum vulgare), une marguerite africaine (Arctotis), une marguerite du Cap (Osteospermum), une marguerite arbustive (Argyranthemum frutescens) et plusieurs autres espèces de plantes.

Si vous cherchez une plante dans une pépinière ou une jardinerie en ayant uniquement son nom commun, lisez bien les étiquettes et informez-vous auprès du personnel afin de vous assurer que la plante devant vous est bien celle que vous voulez acheter.

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