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Une chimie évidente

brulotte
Photo Agence QMI, Joël Lemay La chimie qui existe entre Jeff Gorton et Kent Hughes leur permettra de se mettre au travail rapidement.

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On peut être d’accord ou pas avec le choix de Kent Hughes comme directeur général du Canadien, il y a une chose que l’on ne peut pas nier : la chimie qu’il a avec Jeff Gorton est évidente et il s’agit là d’un avantage non négligeable en sa faveur.

Avec toutes les informations que l’on a obtenues au cours des derniers jours, il semble évident que le processus de sélection lancé par Geoff Molson a été fait afin de ne froisser personne. 

Oui, on a rencontré 11 candidats et, oui, il ne restait que trois noms sur la liste à la fin.

Au bout du compte, toutefois, c’était le poste de Hughes dès le départ. Les deux se connaissent et viennent de la région de Boston, et on me dit qu’ils ont chacun un chalet dans la région de Cape Cod. Est-ce qu’ils sont de meilleurs amis ? Il semble que non, selon Gorton. Par contre, personne ne lui a demandé si Kent Hughes était son deuxième meilleur ami !

DU TRAVAIL

Est-ce une mauvaise chose que Gorton ait choisi son ami au détriment d’autres candidats qualifiés ? Absolument pas. Les deux hommes ont du pain sur la planche, et le temps qu’ils sauveront à trouver une cohésion, ils pourront le mettre directement dans l’équipe qu’ils dirigent conjointement.

D’ailleurs, le travail a déjà débuté. Quand on me dit qu’il sera important pour Hughes de rencontrer chaque joueur individuellement avant de prendre des décisions, j’ai envie de rire. Hughes a vu deux matchs de sa nouvelle équipe tandis que Gorton est là depuis près de deux mois.

Croyez-moi, l’idée est faite et le plan est établi.

Maintenant, reste à savoir si les deux hommes de hockey pourront exécuter leur plan comme ils le désirent. Chose certaine, ils devront embaucher un directeur ou une directrice général(e) adjoint(e).

Le cas de Price

Par la suite, il y aura de gros, gros dossiers à régler, particulièrement dans le cas de certains vétérans possédant encore plusieurs années à leur contrat. En tête de liste, évidemment, Carey Price.

Le mystère est entier dans son cas. On l’a vu patiner en solitaire il y a quelques semaines et, depuis, c’est silence radio. Il n’a toujours pas rencontré les médias et on ne sait absolument rien de sa situation, ou presque.

La nouvelle vice-présidente aux communications, Chantal Machabée, avait promis de la transparence, et il serait temps que Price parle aux journalistes et, par le fait même, aux amateurs.

Price doit aussi être une priorité pour le département hockey. Hughes devra s’asseoir avec lui pour connaître ses plans. S’il veut gagner la coupe Stanley, il faudra lui faire réaliser que ce ne sera pas à Montréal.

COMME ROY ?

Coïncidence, le Tricolore sera à Denver ce soir pour y affronter l’Avalanche. Hughes et Gorton sont du voyage et ils pourront en profiter pour avoir quelques discussions avec le directeur général de l’Avalanche, Joe Sakic. À mes yeux, Denver serait la destination idéale pour Carey Price. Le Colorado a une équipe pour tout rafler, mais la situation devant le filet soulève des questionnements.

En plus, Sakic est mieux placé que quiconque pour connaître l’importance d’avoir un gardien solide pour gagner. En 1995, l’Avalanche avait fait l’acquisition de Patrick Roy du Canadien, une transaction qui avait finalement permis à l’équipe des Rocheuses de remporter la coupe Stanley quelques mois plus tard, ainsi qu’en 2001.

Avec Nathan MacKinnon, Mikko Rantanen, Nazem Kadri, Cale Makar et Gabriel Landeskog, Price pourrait faire des flammèches à Denver.

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Patrick Roy et Daniel Doré

Évidemment, Patrick Roy n’a pas été le choix du Canadien. Est-ce que ça veut dire que c’est terminé pour lui avec l’organisation ? Je ne pense pas. Il peut encore s’accrocher au poste d’entraîneur-chef puisqu’il semble évident qu’une importante réflexion sera entamée par les nouveaux dirigeants de l’équipe au sujet de Dominique Ducharme. Quant au poste de dépisteur-chef, mon choix serait Daniel Doré. Ce dernier a travaillé à Boston et à New York avec Jeff Gorton et c’est lui qui a poussé pour que les Bruins sélectionnent Patrice Bergeron au deuxième tour du repêchage de 2003. La connexion avec le V.-P. hockey est évidente. D’ailleurs, fait cocasse, Doré avait été sélectionné en première ronde par les Nordiques en 1988 avec un choix que l’équipe avait acquis des Rangers en retour de... mes services !

La fin pour Tippett

Dave Tippett à Edmonton, c’est terminé. Les Oilers ne vont nulle part et c’est une question de temps avant que le directeur général Ken Holland prenne les grands moyens et congédie son entraîneur. La défaite de 6 à 0 face aux Panthers de la Floride, jeudi, a fait mal. On sent beaucoup de frustration chez les joueurs des Oilers et la prise de bec entre Leon Draisaitl et le journaliste Jim Matheson cette semaine le démontre. D’ailleurs, j’ai bien connu Matheson à l’époque où je dirigeais les Nordiques et les Rangers. C’est un bon journaliste et ce qui s’est produit cette semaine n’est que le fruit d’une autre gestion tout croche à Edmonton. 

Déception à Montréal

Après s’être fait confirmer par la LNH qu’un retour d’une équipe à Québec n’était pas dans les plans, il y a deux semaines, voilà qu’on a appris jeudi que le projet de garde partagée des Rays entre Tampa Bay et Montréal tombait à l’eau. Ça, c’est toute une claque au visage des Montréalais. En fait, ce sont deux mauvaises nouvelles coup sur coup pour les amateurs de sport de la province. Ça fait mal à entendre, mais il va falloir accepter la réalité. Le retour des Nordiques ou des Expos, ce n’est vraiment pas pour tout de suite...

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