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Campeau
Photo courtoisie À la lecture de ce texte, vous verrez qu’il existe d’autres offrandes pour taquiner les truites que les versions traditionnelles et plus connues.

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Dans le temps de Fêtes, mon épouse Diane, qui est une excellente cuisinière, avait une envie folle de manger du tartare de truite mouchetée. 

Nous nous sommes donc rendus à la populaire pourvoirie Auberge La Barrière à Sainte-Émélie-de-l’Énergie, dans Lanaudière.

La veille, je prépare tout mon matériel et nous partons tôt le lendemain pour profiter à plein de la journée. Bien que les sympathiques propriétaires, Carole et Guy, proposent des forfaits pour aller taquiner la truite brune, la truite arc-en-ciel, l’omble chevalier et la mystique golden, nous concentrerons nos efforts sur l’omble de fontaine.

À l’aventure

Sur ce domaine, qui s’étend sur 20 km2, on dénombre huit lacs exploités, dont trois avec de gros spécimens. Guy m’oriente vers le lac Brézé. Nous enfourchons les motoneiges et parcourons quelques kilomètres dans de la belle neige folle.

J’arrive sur place, je perce six trous, j’installe mon sonar et je sors les cannes à jigger, car j’ai l’intention de pêcher avec des petites dandinettes artificielles. Je cherche et je regarde partout, mon assortiment de leurres à truite est demeuré dans la camionnette. J’ai seulement un sac d’offrandes plus volumineuses avec lesquelles je voulais faire certaines expérimentations au doré. Avant de rebrousser chemin, j’allais au moins tenter ma chance avec ce que j’avais sous la main.  

Contre toutes attentes

J’attache une petite tête de jig de 1/16 d’once sur un fil P-Line Floroice de 4 livres de résistance et j’empale un Sassy Stingum de 2,25 po sur la hampe de l’hameçon. Ce leurre de Mister Twister imite un mené allongé avec une grande queue mince. Il s’agit, selon moi, d’une offrande parfaite pour les grosses perchaudes, voire pour le doré. 

Cette mouchetée de 14 pouces n’a fait qu’une bouchée de ce Sassy Stingum.
Photo courtoisie
Cette mouchetée de 14 pouces n’a fait qu’une bouchée de ce Sassy Stingum.

Je le descends dans le trou, je le fais vibrer doucement. En moins de 90 secondes, je perçois une attaque, mais je ferre dans le beurre. J’ai alors l’impression que la présentation est peut-être un peu trop volumineuse pour leur gueule. Je la redescends et, bang, une mouchetée endiablée de 14 po arque ma petite perche à répétition.  

Diane noue une agrafe de couleur noire à un super fil tressé X-BRAID, au bout duquel elle attache un bas de ligne invisible en fluorocarbone de 4 livres/test. Elle installe ensuite une Syclops 00 en guise de gueuleton. Elle fait sautiller cette grande classique de la firme Mepps et elle lui impose quelques saccades plus agressives par la suite. En moins de deux minutes, un omble de 13 po l’a complètement engloutie.

Surpris des résultats, je demande à mon épouse d’enlever son leurre et d’y mettre à la place une petite C.C. Spoon de Cotton Cordell pesant 3/8 d’once et mesurant 2 po. Je lui indique qu’elle doit donner des coups un peu plus secs sur un axe vertical de 6 po et la laisser tomber sans retenue. À la troisième motion, un poisson de 12,5 po l’a férocement attaquée.

Repousser les limites

Ne pouvant capturer que quelques poissons, nous nous amusions à changer continuellement d’approche et de technique.

Même un leurre reconnu pour son efficacité au doré comme le Rattl’n Flyer Spoon, qui descend en planant comme un cyprin en perte de contrôle, a suscité l’intérêt espéré.
Photo courtoisie
Même un leurre reconnu pour son efficacité au doré comme le Rattl’n Flyer Spoon, qui descend en planant comme un cyprin en perte de contrôle, a suscité l’intérêt espéré.

J’ai déballé une Rattl’n Flyer Spoon et je l’ai positionnée sur un fil tressé de 10 livres avec un bas de ligne invisible de 6 livres. Il est important de comprendre qu’un poisson a de nombreuses choses à voir sous l’eau. Votre appât doit donc se démarquer. Après l’avoir fait sautiller deux minutes, l’avoir fait vibrer, lui avoir donné des petits coups, je n’avais eu aucune réaction. Il est écrit sur l’emballage que cette offrande de Lindy a une chambre sonore avec des billes et qu’elle glisse comme un cyprin en détresse. J’ai alors remonté le Rattl’n Flyer d’un coup sec sur une hauteur de 18 po et je l’ai laissé redescendre en le soutenant à peine. Comme j’allais le hisser hors de l’eau, mon poignet a littéralement bloqué après l’attaque d’une mouchetée de 14 pouces.

Lorsqu’on pêche le doré avec une Williams W30 de 1/7 once, on a intérêt à y ajouter des asticots ou une tête de mené. Diane n’avait rien de tout cela. Elle a plutôt fait vibrer le bout de sa canne comme si elle était atteinte de la tremblote, elle ajoutait une petite saccade vers le haut à l’occasion. Il n’a fallu que trois ou quatre minutes pour qu’un spécimen de 13 1⁄2 po s’en empare.

La dernière bébelle que j’avais dans mon coffret, c’était un Jigging Rap W5, de 5 cm. Il s’agit d’un ultra classique pour le doré. Après cinq minutes à le faire sautiller lentement et doucement, j’étais prêt à abdiquer en me disant que j’avais poussé ma chance un peu trop loin. Puis, une truite, voyant cette imitation de poissons se prélasser près de la surface, s’est ruée la gueule grande ouverte.

Quelle joie

À maintes et maintes reprises, je vous ai invités à expérimenter des leurres qui sortent des sentiers battus. À ne pas toujours exploiter les mêmes offrandes aux mêmes endroits. Vous éprouverez une grande joie et une immense satisfaction à prendre des poissons avec des leurres pas comme les autres. 

Dans notre cas, ce fut une journée exceptionnelle, surtout que nous avons enlevé les hameçons par la suite et que les truites s’en prenaient à répétition à nos présentations. Oui, il est vrai que c’est un lac ensemencé et qu’il n’y a pas beaucoup de pression. Retenez toutefois que quand rien ne va, il y a toujours d’autres options, comme celles que je vous ai présentées.


► Pour en savoir plus sur cette pourvoirie : 450 884-5748 ou aubergelabarriere.com

 

De tout pour tous 

PÊCHE BLANCHE

Il existe plusieurs types de fil sur le marché pour remplir vos moulinets et brimbales. Parmi les divers produits disponibles, le fluorocarbone est un choix astucieux pour plusieurs raisons. En premier lieu, retenez qu’il est complètement invisible, car son indice de réfraction de la lumière est semblable à celui de l’eau, soit de 1,33 contre 1,50 pour le Nylon. 

Puis, n’étant pas bouclée ou spiralée, cette corde se déroule sans opposer de friction et sans effet de ressort. Elle se débobine sur un axe parfaitement linéaire, en angle droit et se couche aisément dans les anneaux. Il est donc plus facile de détecter visuellement et manuellement les touches puisqu’il n’y a pas d’ondulation et de mou qui font en sorte qu’il y a de 2 à 10 cm, voire plus, qui attendent juste de se délier sous la tension. De plus, en étant trois fois plus dense que le mono, le fluo de qualité transmet beaucoup plus facilement les attaques et les transitions. Ce dernier coule lorsqu’il est immergé. Certains modèles comme le Floroice ont un enduit de silicone qui n’absorbe pas l’eau, ce qui réduit de façon significative les spirales gelées. 

Vous avez aussi intérêt à opter pour le plus petit fil possible qui transférera plus aisément l’énergie, les touches, et ce, tout en étant moins détectable au niveau visuel pour les prédateurs. En vous servant d’un moulinet à lancer léger doté d’un bon système de freinage, vous serez surpris de constater à quel point un fil de 2, 3 et 4 livres de résistance peut vous permettre de hisser de gros spécimens.

VOTRE MANCHE PRÉFÉRÉ

Selon un sondage exhaustif réalisé par la firme de cannes et de moulinets Zebco, lorsque vient le temps d’acheter une perche pour le lancer léger, 60 % des amateurs préfèrent un manche en liège comparativement à 40 % pour un modèle en mousse EVA. Deux fois plus de personnes apprécient davantage un manche de liège en deux portions qui expose une partie de la tige centrale qu’une version pleine sur toute sa longueur. Pour ce qui est du EVA, c’est 4,5 fois plus de manieurs de canne qui veulent un manche en deux portions avec le graphite ou la fibre de verre exposée versus une poignée complètement recouverte.  

DE LA BONNE MAIN

Comme la majorité des gens interrogés, après avoir catapulté votre leurre avec votre perche, changez-vous de main pour tourner la poignée de votre moulinet ?
Photo courtoisie
Comme la majorité des gens interrogés, après avoir catapulté votre leurre avec votre perche, changez-vous de main pour tourner la poignée de votre moulinet ?

Lorsque vous maniez une canne à pêche et un moulinet, êtes-vous droitier ou gaucher ? Doit-on lancer avec une main et ramener avec l’autre ou est-ce correct de changer de main, comme moi-même je le fais ? Un sondage non scientifique publié sur un site Facebook américain crédible a réalisé une petite enquête. Avec un lancer léger ou lourd, il semblerait que 29 % des adeptes tournent la poignée de leur moulinet avec la main droite. Ce chiffre grimpe à 34 % pour les gauchers (ce qui est surprenant puisque, mondialement, on dénombre seulement de 10 à 15 % de gauchers). Puis, c’est 37 % des passionnés qui changent de mains après leurs lancers. L’important, c’est que vous soyez confortable et que vos mouvements soient fluides.


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