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Un jeune de 12 ans sombre dans la Jacques-Cartier

L’ado a chuté d’une falaise lors d’une promenade à Pont-Rouge

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Un ado de 12 ans a perdu la vie après avoir chuté d’une falaise à Pont-Rouge pour se retrouver dans les eaux glaciales de la rivière Jacques-Cartier dimanche, une tragédie qui serait la première noyade de 2022. 

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Les autorités ont été appelées vers 15 h 45 sur le chemin du Bois-de-l’Ail après qu’un jeune adolescent soit tombé d’une falaise alors qu’il se promenait avec des amis ou des membres de sa famille. 

Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

« L’enfant a fait une chute de plusieurs mètres avant de se retrouver dans les eaux de la rivière », a indiqué le porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) Stéphane Tremblay. 

Les gens qui l’accompagnaient ont réussi à le repêcher après plusieurs minutes.

Des manœuvres de réanimation ont été tentées, mais sans succès. 

Les pompiers ont utilisé entre autres des VTT pour évacuer le jeune du secteur boisé.
Photo Agence QMI, Marcel Tremblay
Les pompiers ont utilisé entre autres des VTT pour évacuer le jeune du secteur boisé.

Le garçon a été transporté par les ambulanciers dans un centre hospitalier où son décès a été confirmé en fin d’après-midi. 

Dimanche soir, il n’était pas clair si l’accident s’est produit sur un sentier balisé ou un terrain privé, indique l’agent de la SQ. Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances. 

Historique 

Plusieurs résidents de Pont-Rouge se sont exprimés sur les réseaux sociaux dimanche soir. Certains d’entre eux n’étaient pas étonnés du risque que comporte la rivière Jacques-Cartier. 

Rappelons qu’en mai dernier, un homme dans la soixantaine en arrêt cardiorespiratoire avait été repêché dans les eaux de la rivière, dans le secteur des Galets, à quelques minutes à peine du chemin du Bois-de-l’Ail. Un autre homme de 27 ans est décédé à ce même endroit en juillet 2020. 

Les secours ont eu recours à des grimpeurs.
Photo Agence QMI, Marcel Tremblay
Les secours ont eu recours à des grimpeurs.

Cette tragédie serait la première noyade de l’année 2022, s’attriste le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins. En 2021, 81 décès par noyade ont été rapportés dans la province, contre 95 en 2020. 

« Que ça soit en hiver, au printemps, à l’automne ou en été, il faut toujours s’assurer de respecter les sentiers proches des cours d’eau pour éviter de glisser et de tomber dans les rivières », rappelle M. Hawkins. 

Très rapide

Ce sont les pompiers qui ont évacué le jeune du secteur boisé, avant qu’il soit conduit à l’hôpital en ambulance.
Marcel Tremblay/ Agence QMI
Ce sont les pompiers qui ont évacué le jeune du secteur boisé, avant qu’il soit conduit à l’hôpital en ambulance.

Chaque année, la période hivernale enregistre une moyenne de six décès par an à cause de l’eau, qui sont plutôt des motoneigistes ou des conducteurs de VTT qui ne respectent pas les sentiers balisés, ou des gens qui s’aventurent sur des glaces pas assez épaisses. 

« Lorsqu’on tombe de façon involontaire en eau froide pendant l’hiver, le choc thermique est si important que ça cause une hyper ventilation, qui peut mener à une inconscience en moins d’une minute et on a seulement 10 minutes de force musculaire pour tenter de nager ou s’agripper », explique l’ancien sauveteur. 

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