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En amour avec François Legault

En amour avec François Legault
Photo d'archives, Agence QMI

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Oh là là ! J’aurai tout entendu au sujet de ma chronique de samedi à la défense du premier ministre Legault.

Des lecteurs – mais aucune lectrice – m’ont accusée d’être en amour avec François Legault. L’un d’entre eux a écrit : « un torchon partisan, taurai du juste lui écrire une lettre d’amour en privé !!!! (sic) ».

Heureusement que j’ai épousé un Anglais flegmatique qui a le sens de l’humour. « Tu aurais oublié sans doute de m’en informer, chérie », a-t-il dit en lisant The Guardian.

Isabelle Brais n’a pas à être rassurée. Nombre de Québécois savent que le premier ministre et son épouse forment un couple uni et très heureux. En politique, cela ne court pas les rues.

Curieux tout de même que des hommes aveuglés par la colère qu’a suscitée ce texte ressortent les vieux stéréotypes pour déconsidérer des propos intellectuels émis par une femme. L’homme de Cro-Magnon a traversé les millénaires, faut-il croire.

  • Écoutez la chronique de Denise Bombardier au micro de Richard Martineau sur QUB radio :

Insultes

Au cours de ma carrière, j’ai dû recevoir des milliers de remarques émises par des hommes que rendait fous ma manière de pratiquer mon métier. J’étais la « mal-baisée ». Je me faisais apostropher, « Vous avez pas d’enfants, vous comprenez pas ».

J’ai même un jour téléphoné à un confrère éditorialiste pour lui demander si des lecteurs, choqués par ses propos, le traitaient de « pas de couilles » ou autres qualificatifs rattachés à son système hormonal. C’était un garçon sérieux, presque rigide. Je crois bien qu’il ne s’est jamais remis de mes interrogations.

Or, les stéréotypes sont de nos jours enfouis sous des épaisseurs de rectitude politique. Et en ce sens, j’apprécie les commentaires plus ou moins graveleux de ces hommes qui, sans filtre, m’expédient des analyses de texte politique, qu’ils déchiffrent grâce à une expérience acquise en fréquentant des sites pornographiques.

Dans mon cas, s’ajoutent désormais les injonctions à prendre ma retraite, en clair à « décocrisser » du paysage. Les plus imaginatifs m’invitent à rejoindre mon CHSLD. La preuve que l’humour vole haut au Québec. Cela dit, ces hommages me font mourir... de rire.

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