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Encore de la patience avant d'avoir un centre de crise communautaire en santé mentale en Estrie

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La région de l’Estrie réclame un centre de crise communautaire en santé mentale depuis un quart de siècle et elle devra faire preuve d’encore un peu de patience avant son ouverture. 

Bien que le gouvernement ait annoncé mardi une enveloppe de 10 millions $ pour la mise en place d’un centre de crise communautaire dans deux régions, dont un en Estrie, aucun échéancier n’est avancé.

L’Estrie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean sont actuellement les seules régions du Québec dépourvues d’une telle installation.

Au lendemain de cette importante annonce, ni le cabinet du ministre délégué à la Santé et aux services sociaux, ni le CIUSSS de l’Estrie-CHUS ne sont en mesure de s’avancer sur un échéancier approximatif.

«Nous attendons la documentation officielle de la part du ministère et nous nous mettrons au travail avec les organismes dès que nous aurons des directives plus claires», a indiqué Charles Lamontagne, coordonnateur au Service au développement des réseaux locaux de services et du partenariat au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, qui précise que le site n’a pas été ciblé.

La députée de Sherbrooke Christine Labrie se réjouit de l’annonce. «Moi, je n’ai pas l’intention de laisser le dossier traîner. On questionne déjà le cabinet du ministre pour obtenir les détails afin de nous permettre d’amorcer le travail et de mettre en place ce centre le plus rapidement possible, on en a grandement besoin à Sherbrooke.»

Pour la psychiatre Jessika Roy-Desruisseaux, le besoin est urgent. «Un centre comme celui qu’on demande depuis 25 ans peut définitivement sauver des vies. Certaines personnes qui sont en détresse psychologique n’ont pas leur place en psychiatrie ou ne veulent pas y aller pour ne pas être stigmatisées. Avoir un endroit où ils pourront recevoir du soutien à court terme, ça peut prévenir des suicides», a affirmé la Dre Roy-Desruisseaux, membre du conseil d’administration de l’Association des médecins psychiatres du Québec.

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