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Réouverture des salles de spectacle: un branle-bas de combat pour les gestionnaires

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Au lendemain de l’annonce de la réouverture des salles de spectacles le 7 février prochain, c’est le branle-bas de combat pour les diffuseurs et gestionnaires des établissements qui ne pourront pas tenir tous les spectacles prévus avec 50% de la capacité d’accueil.

«On prend les mesures annoncées et on fait avec... Il n’y a pas grand enthousiasme... Pour plusieurs spectacles, ça ne vaut pas la peine. En gros, ce n’est pas rentable», a indiqué le directeur général du Côté-Cour, Dario Larouche, qui n’a pas tellement le cœur à la fête.

La salle de spectacles Côté-Cour dans l’arrondissement de Jonquière, à Saguenay, sera autorisée à accueillir seulement 65 spectateurs.

Les établissements ne pourront pas non plus compter sur les revenus engendrés par la vente d’alcool puisqu’elle sera interdite.

«Ça fait mal bien sûr au niveau financier encore une fois, parce que ce sont des revenus importants pour les salles de spectacles, surtout les salles en cabaret, comme le Théâtre Palace par exemple», a affirmé Claudine Bourdages, directrice de la programmation chez Diffusion Saguenay.

«Si on n’a pas le bar, qu’on n’a pas la pleine capacité, il y a plusieurs spectacles qu’on ne peut pas tenir... Même si on a la possibilité d’ouvrir le 7 février, notre première activité va être seulement le 24 [février]», a expliqué M. Larouche.

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Report, annulation, remboursement, c’est toute une gymnastique pour les diffuseurs et gestionnaires, d’autant plus que les spectacles des prochaines semaines avaient tous été prévus dans des salles complètes.

«Plusieurs spectacles, notamment des humoristes ou des chanteurs populaires, excèdent la jauge de 50% permise par la santé publique. Pour nous, ça représente 367 sièges au lieu des 776 habituels. Dès que ce maximum-là est atteint, on ne peut plus présenter le spectacle. Donc on doit songer à un report», a indiqué la responsable des communications de Ville d’Alma Spectacles, Stéphanie Girard.

«Si l’artiste est disponible deux soirs en ligne, ça devient possible. Si ça ne l’est pas, on doit remettre à plus tard. On ne peut pas commencer à dire à nos clients: excusez-nous, madame, vous êtes la 401e, vous ne pouvez pas être là... Il n’est pas question d’embarquer là-dedans», a ajouté Claudine Bourdages de Diffusion Saguenay.

Et ce qui est particulier cette fois-ci, c’est que «la Santé publique fait appel au jugement de l’ensemble des diffuseurs pour établir une distance sécuritaire entre chaque bulle».

«On a une zone d’ombre qui est apparue, qui est tout à fait nouvelle. Pour nous, c’est complexe parce que là, on doit refaire encore une fois les plans de salle et puis là, on ne sait pas jusqu’où et jusqu’à quand cette règle de 50% va perdurer», se demande Mme Bourdages.

Les diffuseurs demandent aux clients de faire preuve de compréhension et de surveiller leur messagerie électronique pour savoir ce qu’il advient de leur spectacle.

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