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Absent à son procès: un mandat d’arrêt émis contre «Roland de Québec»

Le «photographe des stars» ne s’est jamais présenté devant le tribunal jeudi alors qu’il devait y être jugé

Absent à son procès: un mandat d’arrêt émis contre «Roland de Québec»
Photo d'archives

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Un mandat d’arrestation a été lancé jeudi contre Roland Lachance, photographe bien connu de Québec, puisque ce dernier ne s’est jamais présenté au palais de justice de Québec où il devait être jugé dans un dossier à caractère sexuel.

Le manquement de M. Lachance, 89 ans, n’a pas semblé étonner la cour outre mesure, le juge Steve Magnan rappelant que l’accusé s’était présenté «avec une heure de retard à son procès».

Me François Cauchon a indiqué avoir tenté de joindre son client au cours des derniers jours, mais que la communication était «difficile». L’avocat a notamment expliqué que la ligne téléphonique de M. Lachance était coupée et qu’il le joignait normalement par écrit en lui indiquant chaque fois les détails de ses passages devant la cour.

Voyant que l’accusé était toujours absent à 16h, soit deux heures après l’heure prévue de sa décision, le juge Magnan a lancé le mandat d’arrestation contre l’octogénaire.

Gestes à caractère sexuel

Celui qui est souvent présenté comme «Roland de Québec» s’est fait connaître en photographiant de nombreuses vedettes au fil de sa carrière. Il devait entendre la décision du juge dans l’un des deux dossiers à caractère sexuel qui pèsent contre lui.

Il est accusé d’attentat à la pudeur et de grossière indécence pour avoir photographié le pénis d’un adolescent de 14 ans et de lui avoir fait une fellation, en plus de se masturber devant lui. Les faits allégués remontent à 1977, alors que Roland Lachance faisait le tour du Québec en tant que photographe du cirque Gatini.

Il avait à ce moment demandé l’aide de sa présumée victime pour certaines tâches, avant de l’inviter dans sa roulotte, où se seraient déroulés les gestes reprochés, faits qu’a toujours niés M. Lachance.

L’octogénaire doit aussi être jugé dans une autre affaire semblable, mais qui s’est cette fois-ci déroulée dans les années 90. C’est le juge Thomas Jacques qui doit rendre une décision dans cet autre dossier à la mi-mars.