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Anomalie à l’incinérateur : rejet de substances chimiques dans l’air

Anomalie à l’incinérateur : rejet de substances chimiques dans l’air
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Au moment où le débat sur la norme de nickel fait rage dans les quartiers centraux, la Ville de Québec révèle que l’incinérateur a rejeté dans l’air des quantités anormales de substances chimiques toxiques. 

• À lire aussi: Nickel dans l'air: le gouvernement Legault accusé de «manipulation»

Lors d’une récente campagne d’échantillonnage de trois jours, la Ville a noté une «anomalie», soit un dépassement moyen de quatre fois la norme environnementale pour les dioxines et les furannes pour l’un des fours de l’incinérateur. Il s’agit de matières chimiques qui, selon le gouvernement du Canada, peuvent avoir des «effets indésirables sur la santé des humains». 

«Les équipes sont à l’œuvre pour expliquer cette situation», a écrit la Ville, par communiqué. Cette nouvelle survient alors qu'un débat a cours en ce qui concerne la norme de nickel autorisée dans l'air, que le gouvernement veut hausser, au grand dam des citoyens de la basse-ville, où se trouve l'incinérateur.

3 fois en 10 ans 

Un tel incident ne s’était pas produit depuis juin 2017. Des dépassements ont été notés trois fois en 10 ans, explique la Municipalité, qui multiplie les améliorations techniques à l’incinérateur, justement pour éviter que cette situation ne survienne.  

Une autre campagne d’échantillonnage sera réalisée à partir du 31 janvier pour analyser davantage la question. 

«La Ville étudie également les options disponibles sur le marché des analyseurs en continu pour les dioxines et furannes et les possibilités d’acquérir ce type d’analyseur.» 

Oxyde d’azote 

D’autre part, «le plus récent échantillonnage a révélé des valeurs supérieures de 10 % à la teneur pour l’oxyde d’azote dans le four 1. On note aussi une valeur du chlorobenzène de près de deux fois la teneur prévue au four 4». Ces paramètres ne sont pas réglementés, mais la Ville en effectue une surveillance en se basant sur les émissions normales des fours.  

Pour la vice-présidente du comité exécutif, Marie-Josée Asselin, la Ville a dévoilé ces informations pour agir «en toute transparence». «D’ailleurs, il faut noter que la Ville effectue deux prises d’échantillonnage par année, alors que la Loi prescrit une seule captation, a-t-elle déclaré. Toute la compétence de l’équipe responsable de la gestion des matières résiduelles est mise à profit afin d’assurer la mise en œuvre des meilleures pratiques et l’amélioration continue des processus.» 

Brûleurs efficaces

Les mesures de monoxyde de carbone se sont quant à elle avérées conformes, une première. Selon la Ville, cela démontre que les brûleurs aux gaz installés au cours des dernières années sont efficaces.  

La quantité de matières brûlées à l’incinérateur diminuera au cours de la prochaine année, espère la Municipalité, avec l’ouverture du Centre de biométhanisation, qui détournera 96 000 tonnes de boues municipales et 86 600 tonnes de résidus alimentaires. 

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