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Beaux quarts de travail au privé: Legault brise sa promesse, dit GND

Beaux quarts de travail au privé: Legault brise sa promesse, dit GND
AFP

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L’incapacité du gouvernement à garantir les meilleurs quarts de travail aux infirmières de son propre réseau prouve que le gouvernement Legault n'est pas capable de refonder le système de la santé, estime le chef de Québec solidaire.

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Notre Bureau parlementaire dévoilait jeudi que beaucoup de quarts de travail de jour en milieux de soins sont encore alloués aux infirmières des agences privées, même si le ministre de la Santé les avait promis aux employés de l’État.  

Ce changement «très intensif» avait été annoncé publiquement par le ministre Dubé le 20 octobre dernier.     

«On demande aux PDG, à compter de ce matin [...] de prioriser les quarts de travail favorables pour le personnel dans le réseau de santé [...] d'imposer les quarts de travail défavorables, ce que ça veut dire : les quarts de nuit, les quarts de soir et les quarts de fin de semaine, les imposer au personnel des agences», avait-il déclaré.  

Or, la main-d’œuvre reste difficile à trouver, et pour leur part, les CISSS et CIUSSS ont les mains liées par des ententes ou refusent simplement de modifier leurs méthodes.  

«François Legault a brisé sa promesse envers les soignantes du réseau public. Il leur avait promis les quarts de travail les plus avantageux et il ne livre pas la marchandise», a déclaré le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. «Quand il est venu le temps d'annuler les vacances des infirmières, le gouvernement de la CAQ ne s'est pas gêné pour déchirer les contrats de travail. Quand vient le temps de modifier les contrats avec les agences privées, ça devient tout d’un coup très compliqué.» 

Le problème Omicron 

De son côté, le cabinet du ministre Dubé plaide que le variant Omicron «est venu bousculer» le plan du gouvernement.  

«À ce jour, il nous manque 12 000 travailleurs de la santé au travail – c’est l’équivalent du pire de la première vague de la pandémie», relate la porte-parole du ministre de la Santé, Marjorie Côté Boileau.  

«Depuis septembre, nous avons embauché l’équivalent de plus de 3500 personnes à temps plein dans le réseau de la santé. Et récemment, plus de 1000 fonctionnaires ont répondu à l’appel pour venir aider, particulièrement de soir et de fin de semaine. Avec une stabilité du personnel de retour au travail, les quarts de travail favorables seront dédiés au personnel du réseau public, comme on l’a promis.» 

Selon GND, il s’agit néanmoins de la preuve « que la CAQ n'est pas le parti qui va reconstruire notre système de santé.»  

Le problème dans ce dossier, croit le Parti québécois, c’est que le réseau public dépend des agences privées. «Les personnes qui travaillent dans les agences privées vont revenir au public si les conditions sont adéquates, si les conditions de travail sont rehaussées, si le temps supplémentaire obligatoire est aboli», a affirmé Joël Arseneau, promettant que le le PQ réussira à réaliser ce changement.    

Vision différente

Dans ce dossier, la porte-parole de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Liliane Côté, estime que «malgré les déclarations du ministre, la machine ne suit pas.» 

De leur côté, des agences privées soutiennent que la demande du ministre n’a eu aucun impact concret sur le terrain, car leurs employés comblaient déjà des quarts de nuit de fin de semaine. 

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