/misc
Navigation

D'Anne Casabonne à Djokovic et cie.

Vie Montréalaise Tapis bleu du film l'Ange Gardien
Photo d’archives

Coup d'oeil sur cet article

La pandémie actuelle ne sera pas la plus mortelle de l’histoire, mais elle sera pour plusieurs la plus cruelle.

Parlez-en à Guillaume Lemay-Thivierge qui a eu le malheur de voir La Presse+ dévoiler son statut vaccinal. À cause de cette révélation discutable, pour laquelle l’animateur poursuit d’ailleurs le journal, il a perdu un million de dollars en contrats de publicité. Il faut dire que les commanditaires sont parfois très pressés de peser sur la gâchette.  

Pour être resté coi sur son statut vaccinal, le premier joueur de tennis du monde, Novak Djokovic, a dû renoncer aux millions de dollars de l’Open d’Australie. Participera-t-il à d’autres tournois d’importance cette année ? Pas sûr ! Pour devenir candidate du Parti conservateur d’Éric Duhaime, Anne Casabonne a mis sa carrière de comédienne sur pause. Sa carrière l’était déjà après sa dénonciation outrancière du vaccin sur les réseaux sociaux.

Depuis lundi, Neil Young est engagé dans un bras de fer avec Spotify. Le chanteur folk a lancé un ultimatum au géant suédois du streaming musical : « C’est Joe Rogan ou c’est moi ! » Young, qui a survécu à la polio, une maladie pour laquelle il existe maintenant un vaccin, ne veut plus « cohabiter » sur Spotify avec Rogan parce que ce dernier fait la promotion de remèdes inefficaces contre la COVID. Il refuse aussi de révéler s’il est vacciné ou non. Pour garder les chansons de Young à son répertoire, Spotify ne sacrifiera sûrement pas Rogan avec qui on vient de signer un contrat de 100 millions de dollars.

ILS SONT DEVENUS INFRÉQUENTABLES

Novak Djokovic, Eric Clapton, Van Morrison, Travis Tritt et plusieurs autres vedettes ont perdu gros pour rester fidèles à leurs convictions. Pour des milliers d’admirateurs, ils sont des martyrs, mais pour la plupart d’entre nous, ils sont devenus infréquentables. 

Personne n’avait prédit la gravité que prendrait la pandémie. Même pas l’Organisation mondiale de la santé. Surtout pas le docteur Horacio Arruda, notre ex-directeur de santé publique, qui s’était moqué du coronavirus lors d’un voyage au Maroc. Personne non plus n’avait imaginé que la pandémie finirait par monter les politiciens les uns contre les autres, par semer la zizanie au sein des familles et par diviser les artistes et les vedettes du sport.

L’été dernier, le tournage de la série Gaslit avec Julia Roberts, basée sur l’affaire du Watergate, fut interrompu durant deux mois. Sean Penn quitta le plateau abruptement en jurant qu’il n’y reviendrait pas tant que tous les membres de l’équipe ne seraient pas vaccinés ! Samedi dernier, plusieurs joueurs des Packers de Green Bay ont mis les huées des spectateurs sur le dos de leur quart-arrière Aaron Rodgers. En novembre, il avait révélé qu’il n’était pas vacciné. Ses jours à Green Bay sont désormais comptés.

RIEN D’ILLÉGAL, MAIS...

À l’exception de quelques rares pays comme l’Autriche, où la vaccination deviendra obligatoire à compter de mardi prochain, le vaccin est laissé presque partout à la discrétion des employeurs ou à celle des individus eux-mêmes. Le prix qu’ont dû payer plusieurs vedettes du show-business et du sport qui ont révélé, ou dont on a dévoilé le statut vaccinal, peut paraître exorbitant, puisqu’elles n’ont rien fait d’illégal, mais elles n’ont qu’à s’en prendre à elles-mêmes. 

Ces grands du sport et du show-business doivent leurs déboires en bonne partie aux réseaux sociaux dont ils ont abusé sans réserve pour étendre leur renommée. Un jour, la pandémie sera oubliée, mais il se trouvera toujours des internautes malveillants pour rappeler leur attitude à l’égard des vaccins.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.