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Assouplissements: le Dr Boileau veut y aller «une semaine à la fois»

Il affirme que la situation dans les hôpitaux reste tendue

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La Santé publique entend annoncer les prochains assouplissements «une semaine à la fois», mais son directeur national, le Dr Luc Boileau, refuse toujours de préciser quels secteurs pourront bientôt goûter aux joies du déconfinement.

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Aux côtés de deux de ses conseillères, le successeur du Dr Arruda s’est présenté devant les journalistes jeudi en l’absence de tout politicien, une première depuis son entrée en fonction.

«Je sais que tout le monde aimerait avoir plus de prévisibilité sur les assouplissements, on travaille solidement, le plus scientifiquement possible, sur la séquence», a-t-il déclaré, alors que les propriétaires de gyms, entre autres, pressent Québec de faire connaître à quelle date ils pourront rouvrir leurs salles.     

Contexte incertain

Compte tenu du grand nombre de personnes qui n’ont toujours pas reçu leur 3e dose de vaccin, les assouplissements «doivent être faits en fonction de l’impact sur nos hôpitaux» où malgré une petite embellie, la situation reste tendue, a affirmé le Dr Boileau.

«C’est difficile de donner un calendrier, puisqu’il faut suivre cette évolution, comment elle va se manifester dans les prochaines semaines et tenir compte de ça et des taux de vaccination», a ensuite expliqué le scientifique.

«Notre objectif, ce serait de faire progresser ça une semaine à la fois, donc vous l’avez vu pour lundi prochain (réouverture des restaurants et du sport pour les mineurs) et pour le lundi suivant (réouverture des salles de spectacles, cinémas).»

Les sports pratiqués en équipe ou de façon individuelle à l’intérieur ont déjà été reconnus comme des sources potentielles d’éclosions, a également rappelé le directeur de santé publique.       

  • Écoutez l’entrevue de Mario Dumont avec Benoît Barbeau sur QUB Radio :   

Une mesure «économique»

Pressé par Québec solidaire et le Parti québécois de fournir un avis sur la «contribution santé» proposée par le premier ministre François Legault, le Dr Boileau a réitéré qu’elle ne relève pas de son champ d’expertise.

«Toutes les mesures qui peuvent être prises pour accentuer l’élan vers la vaccination sont les bienvenues, mais il s’agit d’une mesure économique et je préfère ne pas commenter, parce ça ne relève pas de l’expertise de la santé publique», s’est-il justifié.

Des «données de santé publique» pourraient toutefois servir à appuyer le projet de loi que doit présenter dès la semaine prochaine le gouvernement Legault afin d’imposer un impôt supplémentaire aux non-vaccinés, a précisé le haut fonctionnaire.   

  • Écoutez la rencontre Émmanuelle Latraverse-Mario Dumont sur QUB Radio:   

Une baisse des hospitalisations

Pour la première fois depuis le début de la vague Omicron, Québec rapporte une baisse du nombre d’hospitalisations recensées sur une période d’une semaine.

Cette baisse, décrite par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) dans son rapport hebdomadaire publié jeudi, touche l’ensemble des régions et des groupes d’âge.

Plus précisément, le nombre d’hospitalisations recensées dans la semaine du 15 au 21 janvier a diminué de 23 % par rapport à la semaine précédente (1702 versus 2201).

Le pourcentage de ces personnes hospitalisées qui nécessitent un séjour aux soins intensifs demeure toutefois stable (11 %).

Aussi, d’ici deux semaines, l’INESSS entrevoit une baisse continue du nombre d’hospitalisations quotidiennes, pour atteindre 170 par jour.

Au terme de cette période, l’INESSS s’attend également à une diminution du nombre de lits réguliers occupés par des patients COVID, à 2500, soit toujours au-delà du niveau maximum de délestage prévu par Québec.

Les pronostics sont plus encourageants du côté des lits de soins intensifs, où l’INESSS s’attend aussi à une diminution pour atteindre environ le seuil de 250, soit le niveau 2 de délestage mis en place par le gouvernement.

À noter, ces pronostics ne prennent toutefois pas en compte le retour en classe des élèves qui a débuté le 17 janvier dernier et pourrait ultimement se traduire par une nouvelle hausse de la contamination et des hospitalisations.   

  • Écoutez la rencontre des analystes politiques Elsie Lefebvre et Marc-André Leclerc   

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