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Mine de fer du lac Bloom: la deuxième phase du projet devancée au printemps

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Le démarrage de la deuxième phase du projet de la mine de fer du lac Bloom, près de Fermont, sur la Côte-Nord, a été devancé au printemps, entraînant une augmentation de production qui contribuera à l’atteinte d’un sommet historique au port de Sept-Îles en 2022. 

Champion Iron, dont la filiale Minerai de fer Québec exploite la mine, en a fait l’annonce jeudi, alors que la mine a enregistré un nouveau record de production lors de son dernier trimestre en atteignant la marque de 2 millions de tonnes de concentré produites en trois mois.

L’aménagement du deuxième concentrateur de la mine du Lac Bloom, un chantier de plus de 600 millions $ où œuvrent actuellement 400 travailleurs de la construction, se déroule plus rapidement que prévu.

D’abord planifiée au milieu de l’année 2022, sa mise en marche a été devancée en avril prochain. D’ici décembre, la production annuelle de Minerai de fer Québec devrait doubler pour atteindre 15 millions de tonnes.

«On va viser une production commerciale d’ici la fin de 2022. Mais c’est vraiment grâce à l’agilité de nos employés qu’on est en mesure d’annoncer ça aujourd’hui», a expliqué Noémie Prégent-Charlebois, chef des affaires publiques de Minerai de fer Québec.

Avec cette expansion, le nombre d’employés devrait atteindre le total de 1000 d’ici la fin de l’année, soit 200 de plus qu’actuellement.

Pour transporter ces tonnes de minerai de fer supplémentaires jusqu’à Sept-Îles, où elles sont transbordées dans des navires, la compagnie a fait l’achat de 450 wagons qui s’ajoutent aux 835 qu’elle possède déjà.

Ses dirigeants évaluent aussi des opportunités de croissance pour exploiter d’autres territoires.

«En ce moment, on opère au lac Bloom. Mais on est en train de mener une étude de faisabilité pour le projet Kami dont on a fait l’acquisition l’année passée. C’est venu ajouter un projet prometteur dans notre portefeuille de projets. Il y a une révision de l’envergure de ce projet qui est en train de se faire. On va pouvoir fournir, d’ici la fin de 2022, un état d’avancement», a indiqué Mme Prégent-Charlebois.

Grâce à l’augmentation de la production de la mine de fer du lac Bloom et de deux autres compagnies minières situées dans la fosse du Labrador, le port de Sept-Îles, d’où est transbordé le minerai de fer, va fracasser un record historique en 2022. Le volume manutentionné devrait atteindre 40 millions de tonnes, soit 5 millions de tonnes de plus que le précédent record établi en 1974.«On peut uniquement s’en réjouir», a souligné le président-directeur général du Port de Sept-Îles, Pierre D. Gagnon. «Ça nous permettra de revenir au deuxième rang des ports canadiens comme dans les belles années 70 et 80. Ce qui nous a permis d’avoir cette croissance depuis les cinq dernières années, c’est notre infrastructure de classe mondiale, le nouveau quai multiusager pour desservir le marché du fer. C’est notre fer de lance pour la croissance à venir du port de Sept-Îles.»

Sept-Îles devancera ainsi Montréal au palmarès des plus importants volumes manutentionnés dans un port canadien. Mais la première place, appartenant à Vancouver, est inatteignable avec 140 millions de tonnes, un volume trois fois et demie supérieur à celui du port de Sept-Îles.

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