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Reconstruction dans les plans pour le CH

L’architecte du Canadien Jeff Gorton ouvre son jeu

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Le vice-président aux opérations hockey du Canadien, Jeff Gorton

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Depuis qu’ils sont en poste, ni Jeff Gorton ni Kent Hughes n’ont osé parler officiellement de reconstruction. Toutefois, contrairement à ce qui était le cas avec Marc Bergevin avant eux, le mot n’est pas tabou. Même que l’option semble apparaître de façon de plus en plus nette sur le radar du vice-président aux opérations hockey du Canadien.

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« C’est une possibilité que l’on doit considérer. On pourrait devoir faire beaucoup de changements et ça pourrait être la meilleure façon d’aller de l’avant », a déclaré Gorton, dans une généreuse entrevue d’une demi-heure avec Le Journal de Montréal.

« On va continuer notre évaluation et statuer sur ce que nous allons faire à l’approche de la date limite des transactions », a-t-il ajouté.

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Joël Lemay / Agence QMI

L’Américain s’y connaît en reconstruction. Il est l’architecte qui a mis en place celle des Rangers, amorcée en février 2018. Quatre ans plus tard, les Blueshirts trônent au sommet de la division Métropolitaine et seront une équipe à surveiller lors des prochaines séries éliminatoires.

Remettre une équipe sur les rails en quatre ans (Gorton a été congédié en mai 2021), c’est tout un exploit considérant que d’autres concessions, comme les Sabres et les Oilers, peinent à voir le bout de ce processus. 

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D’ailleurs, Gorton tient à mettre les fervents partisans du Canadien en garde.

« Il y a plusieurs bonnes équipes dans l’Association de l’Est et il y en a d’autres qui sont en progression. Alors, si on adopte cette voie, ça va prendre un peu de temps », a averti l’homme de 53 ans.

Mieux placé qu’à New York

Au point de vue du classement, la situation des Rangers était loin d’être aussi désastreuse que celle du Canadien lorsque, le 8 février 2018, Glen Sather, le président de l’équipe, et Gorton, alors directeur général, ont averti les partisans de leurs plans. 

Quelques semaines plus tard, les Rangers allaient conclure la saison au 12e rang de l’Association de l’Est, avec une récolte de 77 points. Un léger recul après trois campagnes consécutives de plus de 100 points.

On est loin du gouffre dans lequel se trouve le Tricolore qui peinera à atteindre la barre des 60 points. Pourtant, Gorton ne voit pas la position du Canadien aussi critique qu’elle n’y paraît. 

« Je ne veux pas mettre d’échéancier [sur le temps que prendrait la reconstruction]. Par contre, ce que je peux dire, si c’est ce que nous faisons, c’est qu’il y a beaucoup de bons joueurs ici. Probablement plus qu’à New York quand on a amorcé le processus », a statué Gorton. 

« On parle quand même d’une équipe qui vient d’atteindre la finale de la coupe Stanley », a-t-il poursuivi, du même souffle.

Par le repêchage

Possiblement. Toutefois, le marché montréalais, malgré son glorieux passé, n’est pas aussi attrayant que celui de New York. Les arguments convaincants sont un peu plus difficiles à trouver pour attirer des joueurs de la trempe d’Artemi Panarin, le genre d’athlète qui vous accélère un plan de reconstruction à vitesse grand V.

Artemi Panarin.
AFP
Artemi Panarin.

Dans l’incapacité d’attirer une supervedette, comment fait-on pour ne pas s’éterniser ? On embauche de jeunes vétérans, des espoirs ? On fait le plein de choix au repêchage ?

« Pour gagner dans cette ligue, ça prend des joueurs élites. Il faut trouver le moyen de les embaucher, a soutenu Gorton. Dans le passé, j’ai conclu des transactions pour acquérir des joueurs de talent. On peut aussi le faire via le marché des joueurs autonomes, mais la majorité doit provenir du repêchage. »

« Il faut repêcher très bien pour faire de cette équipe une meilleure équipe. Cette année, nous aurons visiblement un bon rang de sélection. Ça va commencer par là. »

D’ailleurs, dans le premier mois suivant l’annonce faite aux partisans des Rangers, Gorton avait ajouté six sélections (dont deux de premier tour en 2018) à sa banque en se départissant de quelques vétérans. 

La naissance d’une reconstruction  

Selon le site nhltradetracker, Jeff Gorton a effectué six transactions entre l’annonce du plan de reconstruction aux partisans des Rangers, le 8 février 2018, et la séance de repêchage qui a suivi. Les Rangers se sont principalement départis de vétérans en retour « de droits de parole ».

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