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Un symbole universel pour permettre d’identifier les personnes immunosupprimées

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Après le décès en automne dernier de sa fille immunosupprimée, Louis Sansfaçon a créé une épinglette à mettre sur le masque afin de sensibiliser le public à l’importance de garder ses distances, en particulier lorsqu’une personne avec une déficience immunitaire est présente.

L’Immunoclip, un «I» rouge, est une épinglette de plastique nettoyable et réutilisable qui se porte sur le côté du masque.

Son créateur, Louis Sansfaçon, espère pouvoir protéger les personnes plus vulnérables en identifiant leur condition de santé. «Une personne rencontre quelqu’un qui porte le «I» sur son masque, il doit respecter la distanciation. On doit se rappeler que la distanciation, c’est un outil important pour combattre les virus».

Pour lui, il s’agit de sensibiliser la population à la présence de gens médicalement vulnérables, particulièrement dans un contexte de pandémie. C’est donc un moyen pour distinguer les personnes à risque.

«Ça dit à l’autre, fais attention à moi, parce que l’autre, ça peut être toi tantôt», a-t-il expliqué.

Il a également mentionné que les personnes à risque «n’ont pas à être gênées de porter le symbole. Ce n’est pas un tort. C’est une situation médicale, et tu dis aux autres que si tu m’aimes, tu fais attention à moi, et ce même si tu ne me connais pas. Je reconnais que tu es une personne qui est fragile.»

En l’honneur de sa fille

Cette initiative lui est venue avec l’aide de sa fille, Émilie. Alors qu’elle luttait contre un cancer, étant elle-même immunosupprimée, un virus lui aura finalement fait perdre son combat.

Louis Sansfaçon ne veut donc pas porter le titre de fondateur, mais être plutôt celui qui porte le flambeau, en mémoire de sa fille.

«Émilie, c’est ce qu’elle m’a dit : “Papa, faut que les gens sachent que moi je suis plus fragile”. Malheureusement, sa situation a fait qu’elle n’a pas gagné, mais c’est pour cela qu’en sa mémoire, je me dis que ce ne sera pas nommable le nombre de personnes qu’on va avoir aidées», a-t-il souligné.

Des chambres plus humaines aux soins palliatifs

Les fonds amassés par ce symbole, avec l’appui de la Fondation du CHU de Québec, pourraient permettre de construire ce qu’il appelle «les chambres d’Émilie», des aménagements pour offrir une meilleure qualité de fin de vie.

Bien que cette construction ne soit pas encore officielle, la présidente et cheffe de la direction de la fondation, Marie-Claude Paré, espère pouvoir aller de l’avant.

«Dans l’humanisation des soins, il y a des chambres un peu plus adaptées. Ça pourrait être des chambres avec un lit plus grand, plus confortable. Peut-être une chambre avec un divan où la famille pourrait dormir. Ce sont des choses qu’on pourrait éventuellement ajouter. Une chambre vraiment plus humaine pour des moments plus difficiles pour les familles», a-t-elle indiqué.

Le père d’Émilie espère pouvoir élargir la distribution de ce symbole à l’ensemble de la province, mais également à l’international, puisqu’il mentionne que «des immunosupprimés, il n’y en a pas juste au Québec».

Pour plus d’informations, ou pour se procurer une épinglette, c’est possible de le faire sur le site web de la Fondation du CHU de Québec ou de contacter info@immunoclip.com.

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