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Une question de circonstances

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Les gens entretiennent des peurs pour de bonnes raisons, mais souvent aussi pour de mauvaises raisons. Comme on cherche tous à comprendre ce qui se produit dans nos vies, il est de première importance de savoir qu’on ne peut pas avoir des réponses pour tout. Une grande partie de ce qu’on vit, même en toute lucidité, nous échappe.

J’ai failli mourir à plusieurs occasions dans ma vie. Surtout à celles où ma témérité me portait à essayer de réaliser des exploits qui étaient nettement au-delà de mes capacités physiques. À cet égard, je note que les jeunes hommes ont tendance à ce genre d’excès, pour des raisons que je soupçonne d’origine hormonale.

La notion de risque en est une très importante à intégrer avant de s’engager dans quoi que ce soit. Que ce soit sur le plan physique, comme dans les sports, ou sur le plan de l’esprit. Car là aussi, on peut dépasser les bornes de nos capacités quand on ne sait pas évaluer nos limites.

Cette nécessité de savoir s’évaluer sur tous les plans est tout aussi importante quand on avance en âge que lorsqu’on est jeune. Se sentir pleinement vivant, même quand on est âgé, peut nous forcer à endosser des risques qu’on n’aurait jamais pris avant. Comme, par exemple, s’engager sur le terrain d’idées qui font peur à certains, mais que l’on sait pouvoir maîtriser, parce qu’on bénéficie d’années d’expérience sur le terrain. 

Je terminerai ma réflexion en disant que la valeur de la vie est intrinsèquement liée à la notion de la mort que chacun possède, mais sans réellement savoir de quoi il s’agit vraiment, vu que cette ignorance est partie intégrante de l’essence même de la condition humaine. La vie et la mort, qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Est-ce que ça ne dépendrait pas du point de vue de chacun ?

Anonyme

Je ne sais trop par quel bout prendre votre énoncé. Lequel est d’une densité telle que je ne pourrai le couvrir sur l’espace qui m’est imparti pour y répondre. La vie, je crois savoir ce que c’est, puisque je vis et que je me suis toujours efforcée d’être totalement présente à mon existence quotidienne. Mais la mort, je ne puis véritablement en parler, si ce n’est à travers la perte d’êtres chers qui sont partis et qui me manquent. 

Le risque a toujours fait partie de ma vie professionnelle, mais avec la conscience aiguë que j’avais qu’il devait être limité, puisqu’on m’avait appris que je ne devais jamais m’y perdre, au risque d’y laisser trop de plumes. Est-ce que cela me différencie des garçons, selon vous ? Probablement, puisque les garçons ont cette réputation de mal mesurer le trop.

Une vérité importante me semble cependant ressortir de votre exposé : c’est que chacun doit prendre le temps de réfléchir avant d’agir, pour faire le moins d’erreurs possibles, tout en se disant qu’intrinsèquement, l’erreur est humaine, et que dans le fond, ce sont les erreurs qui nous permettent d’avancer et d’apprendre.

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