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Une victime de violence au bord du gouffre

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Victime de violence conjugale, Brigitte a dû déménager dans l’urgence avec ses deux enfants, laissant tous ses biens derrière elle. Endettée et aux prises avec des problèmes de santé mentale, elle se retrouve dans une situation intenable.

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Pour se réinstaller en appartement et racheter les meubles nécessaires pour elle et ses enfants, Brigitte a utilisé sa marge de crédit dont le solde atteint aujourd’hui 20 000 dollars.

Auparavant, elle occupait un poste de gestionnaire, mais la situation de violence conjugale qu’elle a vécue a créé chez elle de tels problèmes d’anxiété qu’elle doit cesser de travailler pendant plusieurs mois. 

Minée par l’anxiété

Lorsque son médecin lui donne le feu vert pour réintégrer son emploi, elle n’est plus en mesure de soutenir la pression inhérente à sa fonction. Elle doit changer de catégorie d’emploi et fait donc face à une importante chute de salaire. Pour pallier le manque à gagner, elle utilise sa carte de crédit dont le solde grimpe rapidement à 5000 $.

Avec un endettement total de 25 000 $, un salaire de 2300 $ par mois et deux enfants à sa charge, Brigitte a du mal à joindre les deux bouts. Elle perçoit l’allocation famille du gouvernement provincial, l’allocation canadienne pour enfants, ainsi qu’une pension alimentaire qui lui permettent d’ajouter quelques centaines de dollars à son budget mensuel. Mais elle parvient à peine à payer ses dépenses courantes et encore moins à rembourser ses dettes.

Santé mentale et endettement

Elle se décide donc à aller consulter la firme de syndic autorisé en insolvabilité Raymond Chabot. 

« Brigitte a besoin d’un nouveau départ pour se reconstruire sur le plan psychologique et émotionnel, mais ses problèmes financiers et le stress supplémentaire que cela génère ne l’aident en rien », souligne Karine Lavigne, conseillère en redressement financier qui a analysé le dossier de Brigitte.

Karine Lavigne souligne qu’il n’est pas rare qu’elle croise des clients que des problèmes de santé mentale ont plongés dans de grandes difficultés financières, mais que ces questions demeurent largement taboues dans la société. 

« Rappelez-vous que, quelle que soit votre situation, les conseillers en redressement et les syndics ne sont pas là pour vous juger, mais pour vous aider à réduire le fardeau financier qui constitue un stress supplémentaire sur vos épaules. En allégeant ce poids, on est ainsi davantage en mesure de prendre soin de sa santé physique et mentale et de remonter la pente. Tout le monde a droit à un nouveau départ ! » assure-t-elle.

La conseillère a proposé plusieurs options à Brigitte qui a choisi de déposer une proposition de consommateur. 

Un nouveau départ

Elle consiste à offrir aux créanciers une somme moindre que la dette totale. Le montant à verser est calculé en tenant compte des ressources financières de la personne et est payable en un maximum de 60 mois. 

Le dossier de crédit de Brigitte sera entaché pendant toute la durée de la proposition et durant trois années supplémentaires, mais elle sera libérée d’une partie de ses dettes et par conséquent, elle sera soulagée d’un grand stress.

Sa situation financière   

ACTIFS  

  • Mazda 3, 2012 : valeur de 4000 $   

DETTES DE CONSOMMATION   

  • Marge de crédit : 20 000 $  
  • Carte de crédit : 5000 $  
  • Total des dettes de consommation : 25 000 $   

REVENUS NETS MENSUELS  

  • Revenus d’emploi : 2300 $  
  • Allocation famille : 114 $  
  • Allocation canadienne pour enfants : 285 $  
  • Pension alimentaire : 215 $  
  • Total des revenus : 2914 $   

DÉPENSES MENSUELLES  

  • 2744 $ (loyer, téléphone, électricité, assurances, épicerie, essence, frais de garde, etc.)   

SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE 

SOS violence conjugale 

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