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La face cachée du tramway

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Illustration d’archives

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Au terme d’une dizaine de rencontres de travail avec le Bureau du tramway, le maire Marchand a été impressionné par la qualité du projet et des experts, et par des images jamais vues par le public, qui illustraient parfaitement sa raison d’être.

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Cette raison d’être n’a pas été bien communiquée, en plus d’être noyée dans le brouhaha des opposants très vocaux, regrette le maire à l’autre bout du fil. 

Au sortir d’un état des lieux qu’il perçoit comme « un bouton reset » pour le projet, Bruno Marchand s’étonne qu’on en soit là après autant d’années. 

Celui qui a décidé de prendre le bâton de pèlerin pour sauver le tramway a donné 18 mois à l’équipe pour remédier à la situation. L’objectif consiste à mousser l’adhésion envers le projet d’ici les grands travaux de construction, à rappeler « pourquoi on le fait ».

Plus d’images

Le maire note la nécessité de rendre le tramway plus concret, à travers une coalition d’adhérents qui s’en feront les ambassadeurs ambassadrices, mais aussi grâce à plusieurs images. 

« Il nous manque un bon vidéo, souligne-t-il, et pas juste pour que les télés puissent reprendre les images », mais pour que les citoyens puissent constater les avantages de visu. 

Pourtant très intéressé au projet, M. Marchand a en effet été surpris de découvrir plusieurs images qui n’avaient jamais circulé. Celles-ci reflètent pourtant l’intégration harmonieuse du mode dans le paysage.

Le maire veut donc illustrer plus les points de presse sur le sujet. Cette semaine, on a pu voir des exemples d’aménagements le long du tracé, où des îlots de verdure agrémentaient le paysage. « Ça va embellir la ville », souligne l’élu, rappelant qu’un métro, souterrain, n’aménage pas le territoire comme un tramway. 

L’équipe s’emploiera aussi à démonter l’idée trop répandue qu’il s’agit d’une vieille technologie, alors qu’il est question d’une version ultramoderne de ce moyen de transport. Les premiers métros ont après tout été mis en service au 19e siècle et les premiers trains à grande vitesse dans les années 1960, et on n’en parle pas pour autant comme de « vieilles affaires ». Alors pourquoi en serait-il autrement pour le tramway ? s’interroge M. Marchand. Il rappelle que le projet n’a vraiment plus rien à voir avec sa version des années 1940, à Québec. 

Attrait pour Québec

Puis, Bruno Marchand souligne un autre aspect non négligeable qui s’est évanoui en chemin. Le réseau de tramway participera à l’attractivité de la région. « C’est quelque chose qui me fascine et auquel on ne pense pas », dit-il, ajoutant qu’en situation de pénurie de main-d’œuvre, c’est loin d’être banal comme avantage.

Le maire cite les travaux de Yonah Freemark, chercheur américain en urbanisme et en transport qui répertorie, depuis 13 ans, les projets de transports collectifs en Amérique du Nord et ailleurs. 

Sur son blogue très prisé, The Transport politic, où il publie une carte illustrant l’état de situation, M. Freemark note qu’aux États-Unis seulement, en 2022, 22 nouveaux projets de réseaux structurants de transport collectif tels que tramways ou métros verront le jour. « Ça suppose de ne pas prendre de retard à ce niveau, dit Bruno Marchand, et on en a déjà beaucoup. » 

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