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Akim Gagnon du videoclip au roman

Akim Gagnon
Photo courtoisie, Chantale Lecours Akim Gagnon

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Le réalisateur derrière les vidéoclips de Klô Pelgag et Philippe Brach se réoriente vers l’écriture.

Avec son premier roman, Akim Gagnon réfléchit à l’image corporelle au masculin, à la santé mentale et... au système digestif ! Le cigare au bord des lèvres a tout d’un journal intime.

Akim Gagnon a fait sa marque dans l’industrie musicale québécoise avec ses vidéoclips prenants, souvent sanglants, mais toujours tordus. On lui doit notamment la mise en image de Rayon X de sa belle-sœur Klô Pelgag, de Crystel de Philippe Brach et de Les tireurs fous d’Ariane Moffatt.

Quand il écrit, Gagnon nage dans un univers tout aussi déroutant, sauf que c’est lui qui devient le héros.

Akim Gagnon
Photo courtoisie

« Une fois que le livre est devenu physique, qu’il était imprimé et tout, que je l’ai tenu dans mes mains, je l’ai relu au complet en un après-midi et c’est là que ça m’a frappé. J’ai fait “oh, fuck ! Je viens de donner beaucoup d’armes aux gens”. Je suis assez vulnérable, sauf qu’on dirait que ça ne me dérange pas. Je trouve ça l’fun d’être transparent comme ça. »

Transparent ? Et comment ! Dans ce récit d’autofiction, l’écrivain s’épanche même sur l’état de son transit intestinal. 

« Je vais aux toilettes au moins deux ou trois fois par jour, comme à peu près tout le monde sur la Terre. C’est probablement une des choses que je fais le plus souvent. Je me suis donné un défi, je me suis dit “si je réussis à faire passer une histoire de marde dans un livre, je serai fier de moi”. On peut parler de tout, mais le seul truc qui est important, c’est l’angle qu’on prend. [...] Moi, jusqu’à ma mort, une bonne blague de pet va me faire rire. C’est une manière d’adoucir. » 

En communion avec ses tripes jusque dans ses moindres entrailles, l’auteur de 32 ans propose aussi une rare réflexion sur la pression de l’apparence physique chez les hommes. 

« C’est drôle parce que j’ai commencé à me trouver beau quand mon corps a commencé à me lâcher un peu, quand j’ai commencé à perdre mes cheveux et à engraisser à rien. [...] J’ai longtemps eu de la difficulté à croire que des filles peuvent me trouver beau, mais maintenant que j’y repense je me dis : “ça se peut !” et “tant mieux !” » 

Vocation tardive

Pour l’artiste originaire de Granby, l’appel de la littérature est arrivé à la fin de la vingtaine. 

« C’est mille et un événements qui ont fait en sorte que j’avais jamais accroché à la lecture. J’ai lu beaucoup d’affaires, mais j’étais incapable de finir des livres. Moi, j’ai fini mon secondaire 5 aux adultes et la dernière fois que j’ai mis les pieds dans une école, c’était là. J’ai décroché en secondaire 4. J’avais de la difficulté à lire et, quand j’écris, j’ai beaucoup de vocabulaire, mais je fais beaucoup de fautes. Ça me gênait beaucoup et on dirait que ça me confrontait. » 


Le cigare au bord des lèvres, sera disponible aux éditions La Mèche dès le 14 février 2022.

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