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Un grand-papa sensibilise au danger posé par les igloos

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Un grand-père de 62 ans a frôlé la mort dimanche matin en voulant faire plaisir à ses petits-enfants à Saint-Honoré, au Saguenay–Lac-Saint-Jean 

Véritable adepte de plein air, Alain Dumais avait construit un igloo dans la cour arrière de sa résidence.

«J'ai beaucoup de petits-enfants [dix]. Pour les revoir à la semaine de relâche, j'avais décidé de leur faire un igloo. J'en ai fait un l'année passée aussi. Cette année, j'ai dit "à la semaine de relâche, votre igloo va être fait". Ils étaient contents. Ils ont dit "on va aller t'aider, papy, on va aller coucher là", a raconté M. Dumais. «Hier matin, j'ai texté mes filles pour qu'elles montent pour faire le dedans avec les enfants. J'attendais leur réponse.»

Alors qu'il s'affairait à effectuer les derniers préparatifs en vue d'y accueillir ses petits-enfants, Alain Dumais a vu la structure s'effondrer sur lui. L'homme s'est retrouvé complètement enseveli sous la neige.

«Quand l'intérieur s'est effondré sur moi, j'ai entendu le bruit et la masse, je me suis tiré vers la porte. Mais je suis tiré dans la neige parce que la porte était bouchée avec la neige. Ça m'a écrasé», a-t-il expliqué, encore sous le choc.

La neige lui recouvrant la tête, il avait de la difficulté à respirer. «J’avais une main de libérée. Avec un poing, j'ai réussi à faire un petit trou d'air pour respirer. Mais j'étais dans la panique, mes poumons se gonflaient. J'étais de plus en plus serré, pas capable de sortir. J'ai sorti ma main. J'ai réussi à avoir de l'oxygène. Pis là, j'ai crié "au secours!" Il n’y avait personne. Plus je criais, plus mes poumons gonflaient, plus j'étais coincé», a raconté le grand-père avec beaucoup d’émotions.

À bout de souffle, il a creusé pendant plus d'une vingtaine de minutes. «Avec l'énergie du désespoir, avec ma main droite, mes doigts, j'ai réussi à gratter le tour de ma tête... J'ai commencé à gratter, pis à gratter... avec ma main, essayer de me sortir. J'avais juste une main de libre, l'autre était en dessous de moi. Je me voyais mourir... je ne pensais pas de sortir de là», a-t-il poursuivi.

«Mes petits-enfants auraient été en dessous, je serais en train de les pelleter», a-t-il lancé en pleurs. Il remercie le ciel que ses petits-enfants n'aient pas été avec lui.

M. Dumais a finalement réussi à se sortir lui-même de sa fâcheuse position. Ce qui a fait toute la différence, c’est qu’il est en très bonne forme physique.

Encore sous le choc, il a accepté de partager son histoire dans le but de sensibiliser ne serait-ce qu'une seule personne aux dangers de ce type de construction, peu importe les dimensions.

«Ça aurait pu être ma tombe que je regarde là à matin... Si on peut en éviter [d’autres événements du genre], c’est la raison de mon message aujourd’hui.»

À l’approche de la semaine de relâche, il espère que son histoire fera réfléchir.

M. Dumais est extrêmement reconnaissant d'être encore en vie et de pouvoir continuer de voir grandir ses dix petits-enfants.

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