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Henrik Lundqvist, un roi à New York

Henrik Lundqvist, un roi à New York
Photo AFP

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Quelle soirée magique que celle du retrait du chandail d’Henrik Lundqvist, vendredi dans l’enceinte de l’unique Madison Square Garden ! 

Malgré sa grande carrière, le Suédois n’a jamais été reconnu comme « LE » meilleur gardien de but de la LNH, mais année après année, il logeait parmi l’élite, exception faite de ses deux dernières saisons à 36 et 37 ans. 

Henrik Lundqvist, un roi à New York
Photo AFP

Comme l’a prédit son ancien partenaire Kevin Weekes, lors de la cérémonie au MSG, Lundqvist aboutira au Temple de la renommée. Après tout, il est sixième au chapitre des victoires (459) et premier chez les gardiens européens.  

« King Henrik » fut le premier cerbère à signer 30 gains à ses sept premières saisons dans la LNH et n’eût été la saison écourtée de 2012-2013 (24 victoires), il aurait porté cette marque à 12 campagnes consécutives de 30 triomphes.  

Il a mystifié les puristes 

Lundqvist, c’est la constance année après année. Il a mystifié les puristes qui croyaient que c’était impossible d’avoir du succès en jouant profondément dans son filet, sa marque de commerce.

Avec l’aide de son excellent conseiller Benoit Allaire, il a perfectionné cette approche. Sa position très large, sa mitaine grande ouverte et ses poussées opportunes vers l’avant complétaient sa recette unique assaisonnée d’un haut niveau de combativité. 

Weekes devait être le gardien numéro un des Rangers en 2005-2006, mais il a rapidement réalisé l’ampleur du talent de Lundqvist. 

« Mes amis en Suède m’avaient dit qu’il était meilleur que José Théodore, mais je ne les croyais pas », a-t-il rappelé, dimanche, lors d’une entrevue téléphonique. 

« Les grands gardiens ont chacun quelque chose de différent, a confié Weekes. J’ai vu dès le premier jour du camp d’entraînement de 2005 que Henrik était spécial. Le lendemain, j’ai appelé mes parents à Toronto et je leur ai dit : « Je crois que je vais jouer moins souvent que je pensais. Ce Suédois est fantastique ». 

Weekes avait joué 66 matchs en Caroline avant le lock-out. Il en a joué 32 en 2005-2006 et Lundqvist, 53. En 2006-2007, Lundqvist s’est tapé 70 matchs et Weekes, seulement 14. En bon vétéran, Weekes a aidé le jeune Lundqvist à ses premiers pas et ils sont devenus de grands amis.  

« J’ai été bon avec lui, mais c’était facile, car c’est un être humain exceptionnel et il inspire le respect. Henrik, c’est la classe, la très grande classe. » 

« Un côté glamour » 

Dans la Grosse Pomme, Lundqvist est une superstar. Lorsque le célèbre joueur de tennis John McEnroe lui a remis une guitare aux couleurs des Rangers, vendredi, ça illustrait bien sa place parmi le gratin de New York. 

« Henrik a un côté glamour, a reconnu Weekes. Il a un look d’enfer, on le voit à la une de prestigieux magazines de mode et il pourrait jouer le rôle de James Bond au cinéma, mais ne vous méprenez pas. C’est un travailleur acharné. Il a aussi la hargne d’un gars qui bosse dur dans une mine à Val-d’Or. » 

Et parlant d’or, Lundqvist a mené la Suède à la grosse médaille de ce précieux métal lors des Jeux olympiques de Turin en 2006 à sa saison recrue avec les Rangers. 

« Hank » fut l’un des gardiens les plus fascinants des années 2000. À l’instar des Carey Price, Roberto Luongo et Pekka Rinne, il lui manque cette bague de la coupe Stanley, mais ça ne l’empêche pas d’être une légende à juste titre.

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