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Nouvelle éclosion à la prison de Roberval: les mesures en application montrées du doigt

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La prison de Roberval, au Lac-Saint-Jean, est de nouveau confrontée à une éclosion de COVID-19, le virus se propageant entre les murs de l’établissement de détention depuis le 14 janvier dernier.

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En date de mardi, un total de 30 détenus étaient infectés, ce qui représente 15% de la population carcérale de Roberval.

«On parle d’une éclosion qui augmente de jour en jour... Une trentaine de personnes incarcérées qui sont déclarées positives dans plusieurs secteurs. On nous parle de quatre, même cinq secteurs actuellement. 

«On aurait également des personnes incarcérées qui pourraient être symptomatiques dans d’autres secteurs qui n’ont pas eu de résultat ou qui n’ont pas été testées», a prévenu le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie.

L’éclosion affecte également le personnel, au moins quatre agents correctionnels ayant été contaminés.

Le syndicat qui les représente a dénoncé un relâchement des mesures sanitaires au sein des établissements de détention.

«Il y a plusieurs mesures qui ont été enlevées auprès des personnes incarcérées dans les derniers mois pour leur donner davantage de liberté à l’intérieur des murs. Au début de la pandémie, on avait un isolement systématique des nouveaux arrivants. Ce n’est plus le cas aujourd’hui», a déploré M. Lavoie.

«Le ministère de la Sécurité publique se cache derrière le protecteur du citoyen, derrière la santé mentale des personnes incarcérées qui pourrait être compromise par l’isolement, mais il ne se préoccupe guère de la santé du personnel», a-t-il ajouté.

La procédure d’isolement aurait été remplacée par un simple test rapide, ce qui n’est pas du tout efficace, selon le syndicat.

«Ce qu’on remarque dans les dernières semaines, c’est que souvent, il y a des éclosions qui se déclarent à la suite de nouvelles admissions, des gens qui ne sont pas sortis positifs à des tests rapides qu’on intègre dans des secteurs. Et par la suite, souvent, les personnes incarcérées vont cacher leurs symptômes pour éviter d’être retirées du secteur et isolées», a affirmé le président syndical.

En outre, les agents de la paix ont constaté une incohérence dans l’application des mesures.

«Au début de la pandémie, nos mesures étaient beaucoup plus strictes, étaient uniformes dans l’ensemble de la province. Aujourd’hui, on voit des établissements qui appliquent certaines règles, n’en appliquent pas d’autres», a souligné M. Lavoie.

Deux tiers des centres de détention provinciaux sont actuellement aux prises avec des cas de COVID-19.

Les agents correctionnels demandent donc au ministère de la Sécurité publique de revoir les façons de faire et de remettre une période d’isolement obligatoire pour les nouveaux détenus.

En fin d’après-midi mercredi, le ministère n’avait toujours pas répondu aux questions acheminées par TVA Nouvelles.

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