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Un siège qui s'étire: le poison contamine Ottawa

Un recours collectif de 9,8 millions de dollars­ contre les organisateurs du convoi a même été déposé

Un siège qui s'étire: le poison contamine Ottawa
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Plus de policiers, des campements de fortune qui se multiplient et des citoyens qui se rebellent ; Ottawa se prépare à vivre une deuxième fin de semaine de chaos avec le convoi de camionneurs.  

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Ces manifestants empoisonnent la vie des Ottaviens depuis maintenant neuf jours. Le bruit des klaxons incessant et la pollution laissée par les camions testent la patience de certains locaux qui n’ont plus l’intention de se laisser marcher sur les pieds. 

Des voitures de policiers et des blocs de béton empêchent désormais les camions de circuler dans les rues situées en face du parlement.
Photo AFP
Des voitures de policiers et des blocs de béton empêchent désormais les camions de circuler dans les rues situées en face du parlement.

Vendredi, quelques dizaines d’entre eux ont dénoncé pacifiquement la présence du « convoi de la liberté » au centre-ville durant une contre-manifestation. 

Un autre événement du genre en réponse aux camionneurs à Ottawa devait avoir lieu cet après-midi, mais il a été annulé pour des raisons de « sécurité ». 

Par ailleurs, des résidents du centre-ville ont déposé vendredi un recours collectif de 9,8 M$ contre les organisateurs du convoi pour le bruit incessant de klaxons. 

150 policiers de plus

En tout, la police d’Ottawa a annoncé vendredi qu’elle s’attend à voir entre 300 et 400 camionneurs qui tenteront de se frayer un chemin au centre-ville ce week-end. Les autorités prévoient aussi isoler davantage la manifestation en bloquant l’accès routier par des blocs de béton. 

« C’est une manifestation sans précédent qui se passe ici, et qui résonne [jusqu’]à l’international. On tire des leçons tous les jours. [...] J’apprends des erreurs qui ont été commises. [...] On doit et on va faire mieux », a indiqué le chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly, en conférence de presse.

Au moins 150 agents, dont certains de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), doivent également se joindre à l’équipe sur le terrain. Ceux-ci surveilleront notamment le parc de la Confédération, où des manifestants construisent un camp de fortune avec un restaurant et des étalages de denrées. 

« Mais il faudra plus que les efforts de nos officiers pour mettre fin à la manifestation », a confié M. Sloly. 

Rappelons que depuis une semaine, les résidents du centre-ville d’Ottawa rapportent des actes d’intimidation, de harcèlement et de haine de la part des manifestants du convoi. 

Les remorqueurs refusent d’aider

Fait étonnant, la chaîne de télévision CTV a appris vendredi que les entreprises locales de remorquage refusent d’aider la police d’Ottawa. 

Selon leur source, ces compagnies rejettent les demandes d’aide de la police d’Ottawa pour remorquer des camions de manifestants hors du centre-ville.

Toujours d’après CTV, même si les policiers décidaient de déplacer les camions des rues du centre-ville, ils n’auraient pas assez de dépanneuses pour le faire.


La plateforme de sociofinancement GoFundMe a coupé vendredi la distribution de fonds aux manifestants d’Ottawa en raison de l’état de siège et de la violence des derniers jours, a-t-elle annoncé.

Où sont les dizaines de camions à Ottawa  

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