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Hausse du prix de l’essence à Rimouski: des explications contradictoires du ministre Julien

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Interpellé sur la hausse du prix de l’essence par le député Harold Lebel, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, a apporté une réponse contradictoire quant au nombre de détaillants présents au Bas-Saint-Laurent.

La situation du prix de l’essence est problématique depuis plusieurs années à Rimouski, où le litre se vend actuellement au-dessus de 1,60 $.

Et selon les relevés de la régie de l’Énergie, plus de 50 % du temps, les détaillants se gardent le double de la marge de profit par rapport à la moyenne au Québec.

Le député de Rimouski, Harold Lebel, a donc décidé de questionner le ministre Julien sur ce dossier, afin de savoir si le gouvernement allait reconnaître l'iniquité subie par la population de Rimouski-Neigette quant à la tarification du litre d'essence.

Le ministre Jonatan Julien a répondu, par écrit, que le Québec est dans une situation de libre concurrence et que le prix est fixé par le marché et non par le gouvernement. 

Se basant sur le rapport de l’Énergie publié en 2020, le ministre a toutefois apporté des explications plutôt contradictoires.

«Le Bas-Saint-Laurent est une des régions où l'on compte un pourcentage de détaillants plus élevé que les volumes d'essence vendus, par rapport à l'ensemble du Québec. On en déduit ainsi que chaque détaillant vend beaucoup moins d'essence qu'ailleurs au Québec, et donc que chaque litre d'essence doit générer plus de revenus pour amortir les coûts fixes», a-t-il tout d’abord affirmé.

Dans le même paragraphe, le ministre a cependant ajouté que «le nombre de détaillants a diminué de 6,71% de 2016 à 2019, ce qui a certainement eu pour effet de réduire la concurrence».

Cette réponse peut laisser croire que le ministre affirme que les prix sont plus hauts, car la région possède plus de détaillants et en même temps moins. Une réponse qui ne satisfait pas le député. 

«Quand il dit qu’il y a trop de stations-service, donc pour payer leurs coûts fixes, il faut qu’ils augmentent les prix, est-ce qu’il faut qu’ils augmentent les prix tout le monde en même temps, là il laisse entrevoir la collusion», a expliqué Harold Lebel. «Ça ne marche pas, il est ministre, il est responsable, il ne peut pas s’en laver les mains».

Le ministre de l'Énergie n'était pas disponible pour commenter la situation.

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