/news/health
Navigation

Moins d’ambulances pour répondre aux appels à Montréal

Coup d'oeil sur cet article

Le manque de paramédics a privé Urgences-santé d’une vingtaine d’ambulances en plein jour ce week-end pour desservir les appels à Montréal et à Laval.

• À lire aussi - Mort dans le garage de l’hôpital: une enquête du coroner déclenchée

• À lire aussi - Trois-Rivières: mort dans l’ambulance plus de 90 minutes après son arrivée à l’hôpital

Un total de 40 paramédics manquaient à l’appel pour le quart de jour hier, soit quatre fois plus que ce que l’on observait normalement avant la pandémie, indique Stéphane Smith, porte-parole corporatif à Urgences-santé.

« C’est beaucoup, a-t-il reconnu. On a beaucoup d’employés qui ont été affectés par la COVID. C’est sûr que ça vient faire une différence. Normalement, avant Omicron [...], on n’avait pratiquement pas d’absences. »

La pénurie fait régulièrement des siennes. Jeudi, la deuxième journée de la semaine où le plus d’interventions ont été faites, 21 ambulances ne pouvaient être utilisées.

Prendre son mal en patience

L’absence de paramédics accentue principalement les délais pour les appels non urgents, a indiqué Urgences-santé, qui a rappelé à la population de composer le 9-1-1 seulement pour des cas graves.

Pour certains citoyens en douleur, la patience doit être de mise, rappelle Hal Newman, ex-paramédic comptant 40 ans d’expérience dans le domaine. « Imaginez que vous êtes une personne âgée, fragile, et que vous êtes tombée dans votre salle de bain et que vous n’êtes pas capable de vous relever, et que vous attendez 3, 4 heures », illustre-t-il.

Un système d’évaluation est toutefois en place pour réviser le degré de gravité des appels qui sont reçus, précise Stéphane Smith.

Arrêter d’aller à l’hôpital

Pour Paul Brunet, PDG du Conseil pour la protection des malades, il est temps d’offrir davantage de soins à domicile pour les plus vulnérables. 

« Il faut arrêter de penser que tout s’en va à l’hôpital, fait valoir l’avocat. Il y a moyen de diminuer la pression autant sur les urgences que sur le transport ambulancier. »

Ainsi, les quarts de travail s’allongent pour de nombreux travailleurs. Un sondage mené auprès de paramédics entre mai et juillet 2021 par le syndicat FSSS-CSN révèle que 53 % des répondants avaient entrepris des démarches pour changer de profession.

La pénurie entraîne « beaucoup » d’heures supplémentaires, mentionne Stéphane Smith.

« On a de la misère à garder notre monde, les gens veulent quitter », souligne Claude Lamarche, vice-président du Syndicat du préhospitalier-CSN.

À VOIR AUSSI 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.