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Reprise des chirurgies: une lueur d’espoir pour des patients en attente

De nouvelles salles d’opération ouvertes dans les hôpitaux du CHU

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Photo Agence QMI, Pascal Huot François Bera attend de se faire opérer au genou depuis plusieurs mois. La reprise des chirurgies lui donne un peu d’espoir.

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La baisse des hospitalisations liées à la COVID-19 permet au CHU de Québec de rouvrir peu à peu des salles d’opération, redonnant une certaine lueur d’espoir à des patients qui attendent une chirurgie depuis des mois. 

Après avoir frôlé le stade 4 de délestage dans les dernières semaines pour permettre au personnel soignant de mieux affronter la 5e vague, voilà que le CHU de Québec commence tranquillement à reprendre le contrôle. 

Des 164 «patients COVID» qui occupaient des lits dans les unités de soin de l’organisation au pire de la vague, ils n’étaient plus que 84, hier.

«Au vu de la situation, on est passé d’un stade 3+ à un stade 3 “régulier” dans les derniers jours. [...] On espère atteindre le niveau 2 d’ici deux semaines», explique le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels de l’organisation. 

Cette diminution du délestage a notamment permis de rouvrir trois salles d’opération supplémentaires la semaine dernière, pour un total de 30 sur 48 (63 %). Des discussions avec la Santé publique devraient permettre d’en ouvrir plusieurs autres sous peu.

Lueur d’espoir

Le Dr Bergeron indique toutefois qu’on ne doit pas s’attendre à pouvoir fonctionner à 100 % avant quelques mois, notamment en raison du manque de ressources humaines. L’objectif réaliste à court terme est plutôt de fonctionner à 85 %. 

Cette reprise graduelle des chirurgies redonne néanmoins un peu d’espoir à François Bera, qui, comme quelque 16 300 patients, attend de se faire opérer depuis plusieurs mois. 

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Photo Pascal Huot

«Je suis pris avec un genou en fin de vie qui doit être complètement reconstruit. Juste pour la douleur, j’ai huit pilules à prendre chaque jour, je n’en peux plus», confie l’homme de 54 ans, dont le genou a été amoché à la suite d’un accident de moto. 

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Photo Pascal Huot

M. Bera est en arrêt de travail depuis qu’il a été placé sur la liste d’attente pour se faire opérer, en juin 2021. 

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Photo Pascal Huot

«À ce rythme-là, je vais avoir ma pension avant que mon genou soit guéri. Je n’ai plus de qualité de vie», soupire l’homme.

«On a perdu du monde»

Le CHU de Québec n’est pas le seul à voir sa situation s’améliorer. Depuis mercredi, plus aucun hôpital de la province ne se situe dans le niveau 4 de délestage. 

Le CISSS de Chaudière-Appalaches a aussi fait savoir plus tôt cette semaine qu’il allait reprendre «partiellement et de façon graduelle [...] certaines activités hospitalières». On parle notamment de chirurgies d’un jour ou des endoscopies. 

«C’est une bonne nouvelle, on voit la lumière au bout du tunnel. Mais il y en a qui ont dû payer le prix pour qu’on y arrive», déplore le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet. 

«Il y a des malades qui devaient être traités et qui n’ont pas pu l’être durant les derniers mois. C’est triste, mais c’est sûr qu’on a perdu du monde», ajoute-t-il.


La différence entre les paliers de délestage 3 et 4  

  • Palier 3 : Entre 40 % et 80 % des lits disponibles attribués aux patients COVID et jusqu’à 50 % des opérations non urgentes reportées.   
  • Palier 4 : Plus de 80 % des lits disponibles sont attribués aux patients COVID. Entre 50 % et 80 % des opérations sont reportées.      

Source : MSSS

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