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Mauricie : un manque de médecin de famille cruel pour les citoyens des régions éloignées

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Avoir un médecin de famille dans une municipalité éloignée est devenue une denrée rare. 

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Dans la Vallée de la Batiscan, en Mauricie, en un an, 6 médecins ont quitté pour des raisons personnelles ou pour un départ à la retraite. Un autre pourrait aussi la prendre prochainement, laissant derrière lui 2200 patients qui vont s'ajouter aux 4000 déjà en attente.

«À ce jour, il y a deux nouveaux médecins qui sont arrivés. L'accès actuel que le [Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ)] nous a accordé, c'est que si on doit vraiment voir un médecin, trois ou quatre jours peuvent passer avant d'en voir un et on ne le voit pas dans Mékinac ou des Chenaux. On le voit à Trois-Rivières», a expliqué le préfet de la MRC de Mékinac, Bernard Thompson.

On entend le même son de cloche dans la MRC des Chenaux.

«On souhaite garder notre monde. En fait, autant que les personnes âgées, on parle de plus en plus depuis plusieurs années de maintien à domicile. Pour s'assurer que ces gens-là demeurent dans nos milieux ruraux, bien on doit avoir accès à des soins de santé. C'est très préoccupant pour nous de voir qu'il y a soit des retraites ou des départs qui se font dans la région», a ajouté le préfet de la MRC des Chenaux, Guy Veillette.

Le problème aurait commencé avec la centralisation des soins dans les grands centres. Selon ces préfets, les programmes gouvernementaux, qui s'occupent du recrutement et de la répartition des médecins de famille, appelés PREM, devraient aussi être revus.

M. Thompson avance même que des incitatifs devraient être offerts pour ceux qui veulent aller s'installer dans les villages.

Si des cliniques comme la Coopérative Santé de Saint-Boniface arrivent à embaucher des infirmières praticiennes spécialisées - première ligne pour pallier le manque de médecin, ce n'est pas possible partout. Le CIUSSS admet que le bassin de personnel disponible est petit et que les besoins, eux, sont grands.

Des MRC, comme Maskinongé, ont plutôt misé sur une répartition du personnel sur l'entièreté du territoire pour garder la population dans les municipalités.

«On a un centre hospitalier, on a aussi des urgences par le fait même, on a des cliniques GMF, on a des coopératives de santé à Louiseville, Saint-Paulin, Saint-Alexis-des-Monts, Saint-Élie-de-Caxton», a détaillé le préfet de la MRC de Maskinongé, Jean-Yves St-Arnaud.

Il ajoute aussi que certains citoyens de cette MRC sont toujours orphelins, mais que des services de transport ont été mis à leur disposition s'ils ont besoin de se déplacer à Shawinigan ou Trois-Rivières pour recevoir des soins ou consulter un médecin.

Pendant ce temps, le nerf de la guerre reste le recrutement. Les autorités de la santé régionale tentent de séduire le personnel pour s'installer dans la région.

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