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Marc-André Bergeron salue le dévouement de Marie-Philip Poulin

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La décision de Marie-Philip Poulin de refuser l’invitation des Lions de Trois-Rivières est une preuve de son dévouement indéfectible envers le hockey féminin, selon le directeur général de la formation de l’ECHL, Marc-André Bergeron.

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«Je comprends très bien sa réaction, a-t-il indiqué, joint au téléphone entre les deux premières périodes du duel opposant les Lions aux Mariners du Maine, dimanche. 

«Ça prend de la motivation pour consacrer sa carrière au développement et à l’avancement du hockey féminin. Je respecte sa décision de ne pas vouloir se joindre à notre équipe.»

Un message de félicitations envoyé par le DG à la légendaire joueuse beauceronne après son triomphe aux Jeux olympiques de Pékin était assorti d’une invitation à joindre son équipe, avait-il confié au quotidien «Le Nouvelliste».

«Marie-Philip a dédié sa carrière au développement et à l’avancement du hockey féminin. Elle compte poursuivre son travail de persuasion afin qu’il y ait une ligue professionnelle de hockey féminin», avait répondu l’Agence Momentum, qui représente la championne olympique, par voie de communiqué.

Alors que plusieurs ont salué l'initiative des Lions, d’autres y ont vu une stratégie de marketing. Bergeron est catégorique à cet effet.

«Absolument pas, a-t-il répondu sèchement. Je suis convaincu que peu importe ce qu’elle va essayer dans la vie, elle va le réussir et bien l’entreprendre, comme elle le fait avec le hockey.»

Par ailleurs, les Lions étaient invités par Poulin à «se joindre à elle et aux centaines de joueuses qui souhaitaient faire rayonner le talent féminin au Canada».

«On va continuer de travailler pour présenter des événements [de hockey féminin au Colisée Vidéotron] quand ce sera possible», a avancé l’ex-défenseur du Canadien de Montréal.

Et même si tous les postes de l’état-major trifluvien sont pourvus pour le moment, Bergeron assure qu’il considérerait n’importe quelle personne qualifiée en cas d’ouverture, «qu’elle soit masculine, féminine ou “name it”. On est une organisation ouverte.»

De bons mots pour les nouveaux venus 

Bergeron n’a d’ailleurs pas encore eu l’occasion de parler avec son «bon ami» Martin St-Louis, nommé entraîneur-chef intérimaire du Canadien.

«On s’est texté, mais pas de grosses discussions encore. Je me doutais bien qu’il était plus qu’occupé, alors je vais le laisser faire ses affaires», a-t-il dit en ricanant.

D'autre part, le DG de 41 ans fait preuve d’un optimisme prudent lorsque demandé d’évaluer le travail des nouveaux dirigeants du CH, Jeff Gorton et Kent Hughes.

«Ce sont de nouvelles mentalités, ça vient avec des changements. Je pense que les embauches qu’ils ont faites jusqu’à présent sont bonnes. Le temps nous le dira.»

Chose certaine, Bergeron se plaît à la barre des Lions, qui connaissent leurs meilleurs moments de la saison. Il se réjouit surtout de «donner la chance à des athlètes québécois de s’aligner dans le hockey professionnel et de prouver qu’ils sont capables de performer à ce niveau-là».

Dimanche, à l’occasion de leur duel contre les Mariners, les Lions présentaient une formation constituée uniquement de joueurs originaires de la Belle Province.

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