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Une nouvelle vague de féminicides en raison du déconfinement?

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Avec les événements du week-end dernier à Dunham et Laval, des spécialistes craignent une nouvelle vague de féminicides.

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Selon SOS Violence conjugale, la province compte déjà quatre victimes de violence conjugale, depuis le début de l’année, soit trois de plus qu’à pareille date l’an dernier.

Les deux femmes qui décédées cette fin de semaine s’ajoutent aux deux enfants qui ont péri dans l’explosion d’une maison de Jonquière provoquée par leur père.

Et l’abandon des mesures sanitaires ne serait pas étranger à cette hausse de drames conjugaux.

«Le déconfinement augmente le risque de violence», affirme le professeur à l’École de service social de l’Université d’Ottawa, Simon Lapierre.

Ce dernier explique que les agresseurs n’acceptent pas de perdre le contrôle de leurs victimes.

Les victimes du week-end dernier étaient respectivement âgées de 59 et 71 ans, signe que la violence conjugale n’a pas d’âge, rappellent plusieurs organismes.

«Peut-être qu’on a tellement voulu rejoindre les jeunes, qu’on a moins rejoint les personnes un peu plus âgées.», mentionne Chantal Arseneault, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

«Il faut absolument que toutes les femmes sachent que, peu importe l’âge, on peut vivre de la violence conjugale et les ressources sont aussi là et tout à fait adaptées pour les femmes plus âgées», ajoute-t-elle

Les organismes souhaitent réitérer qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide.

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