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La cathédrale Saint-François-Xavier de Chicoutimi a 100 ans

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La cathédrale Saint-François-Xavier de Chicoutimi fête son centième anniversaire en 2022.

Pour l’occasion, une programmation remplie d’activités est prévue, mais le bâtiment historique aurait besoin aussi de rénovations. Avec les revenus moins importants de la fabrique, organisme qui gère le bâtiment, et étant donné la fréquentation moins élevée du lieu de culte, celles-ci ne seront pas chose simple.

«Le gouvernement nous aide. On ne peut pas le cacher, mais c’est sûr qu’il faut se démener encore plus», a admis l’évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr René Guay, en entrevue à TVA Nouvelles.

La cathédrale actuelle surplombe le Saguenay depuis un siècle. C’est la troisième cathédrale après les incendies qui ont rasé les deux premières en 1912 et 1919.

L’ancien ministre et député péquiste de Chicoutimi Stéphane Bédard et sa conjointe, Janick Tremblay, sont présidents d’honneur du centenaire. Ils voulaient ainsi, en quelque sorte, poursuivre le travail du père de Stéphane, l’ancien ministre Marc-André Bédard, qui a été président de la fabrique Saint-François-Xavier jusqu’à son décès en novembre 2020.

«C’est un devoir civique de prendre soin d’une bâtisse qui a une telle valeur historique pour toute la communauté», a déclaré Stéphane Bédard. «À démocratiser simplement cette belle bâtisse-là. À la ramener aux familles. À la ramener vivante dans notre centre-ville. Et je pense que c’est ce que monsieur Bédard voulait», a ajouté Janick Tremblay.

Mais la cathédrale ne cache pas son âge. L’électricité et la plomberie auraient besoin d’un rajeunissement.

Le président actuel de la fabrique, Jean Grimard, a montré à TVA Nouvelles des éléments du bâtiment qui auraient besoin de rénovations.

«Le tuyau d’amenée d’eau principale. Il y a une fuite», a indiqué M. Grimard. «On ne peut pas jouer là-dedans parce que si on commence à jouer là-dedans, il va falloir changer toutes les lignes.» Dans la salle des machines, il nous a indiqué également un autre problème de plomberie. «Il faudrait changer cette ligne-là. Ça coûterait une fortune. Donc, on réussit à colmater les problèmes.»

Il faut spécifier qu’il y a eu un dégât d’eau en janvier. «La tuyauterie qui était à l’extérieur a gelé et ça s’est mis à couler», a ajouté Jean Grimard en nous indiquant les bris dans le mur.

Il y a eu alors environ cinq centimètres d’eau au sous-sol dans la salle Bégin de la cathédrale.

«La plomberie, c’est un élément majeur», a souligné M. Grimard. «Quand on regarde les hivers que l’on a et le chauffage, c’est toujours quelque chose qui nous inquiète un peu. La fabrique n’a pas les finances pour le faire. On a besoin d’aide pour le faire, c’est certain. Pour l’instant, ce que l’on réussit à faire, c’est d’entretenir le bâtiment pour qu’il ne se détériore pas.»

L’évêque du diocèse estime que l’équipe de la fabrique fait du bon travail pour conserver la cathédrale. «C’est tout un défi. On ne peut pas dire que la fabrique Saint-François-Xavier est déficitaire. Elle n’est pas riche. Ils font du bon travail.»

Depuis deux ans, 440 000$ ont été investis pour la fenestration. Les fonds sont venus de Québec, de la Ville de Saguenay et de la fondation de la cathédrale. Mais il y a aussi des interrogations sur l’état de pièces importantes à l’intérieur.

«Il va falloir vérifier les vitraux parce que les vitraux ont quand même de l’âge», a avancé M. Grimard. «Ce n’est pas majeur. On a demandé un diagnostic sur les vitraux. Ce n’est pas un bâtiment qui est en danger, mais c’est un bâtiment qui demande énormément de vigilance dans son entretien. Et c’est ce que l’on compte faire. Il ne reste plus grand-chose des édifices du patrimoine sur la rue Racine quand on regarde ça. C’en est un et nous, on veut le protéger.»

Toute l’équipe du centenaire souhaite que la communauté aille se réapproprier la cathédrale avec cette année spéciale.

«Qu’on la sente vraiment comme nôtre, a mentionné Mgr Guay. Pas un édifice qui sert seulement pour la messe.» Jean Grimard a le même espoir. «On veut que les gens se rendent compte que la cathédrale, c’est une église, mais c’est un lieu vivant.»

La fabrique est intéressée aussi par un projet que lui a adressé Saguenay à l’automne. L’aménagement d’un parc devant l’entrée, une sorte de «place de la Cathédrale».

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