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Don d’organes: 10% plus de patients en attente en 2021

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L’organisme Transplant Québec réclame une modernisation de la législation en matière de don d’organes, alors que la liste de Québécois en attente d’une transplantation a bondi de plus de 10% en 2021.

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Au 31 décembre dernier, 888 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente unique gérée par Transplant Québec, une hausse de 86 par rapport à l’année précédente.

«Pour certains, c’est le seul traitement possible à court ou moyen terme, donc, dans ce sens-là, c’est préoccupant», souligne Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec.

Selon l’organisme, cette situation serait principalement le résultat de la suspension, pendant trois mois, des programmes de transplantation rénale, au début de la pandémie, causant un retard qui se faisait encore sentir en 2021.

Cette décision avait été prise à l’époque pour protéger les patients immunosupprimés et en raison des ressources redirigées pour affronter la COVID-19 dans les hôpitaux.

La surcharge de travail dans les unités de soins intensifs, surtout en 2020, pourrait aussi avoir fait en sorte que certains cas de personnes décédées, dont les organes auraient pu être prélevés, aient été «échappés».

Même si l’activité en don d’organes a légèrement repris dans la dernière année, l’augmentation des références pour des donneurs potentiels (8%) et du nombre de personnes ayant reçu un transplant (5%) n’a pas permis de retrouver les niveaux prépandémiques.

Un total de 409 personnes ont pu recevoir un transplant grâce à la générosité de 144 donneurs décédés, comparativement à 490 en 2019.

Législation

Transplant Québec a profité du dévoilement de son bilan pour faire valoir qu’il est «primordial», à son avis, «de s’attarder dès maintenant à moderniser la législation» québécoise.

Concrètement, l’organisme demande un projet de loi qui permettrait d’élargir les critères qui conduisent les spécialistes de la santé à lui transmettre les dossiers de donateurs potentiels, et que cette pratique devienne plus systématique.

Il plaide aussi pour une meilleure formation des professionnels.

«Ce qu’on constate, quand on compare la façon dont l’article de loi est écrit au Québec et dans d’autres provinces canadiennes, c’est qu’on a mis trop de conditions ici, à l’époque, et on doit élargir le bassin de références. Actuellement, on a 724 références, et on devrait avoir entre 3000 et 3500 communications par année. À l’intérieur de ça, on est convaincus qu’il y a des donneurs qui sont échappés», dit M. Beaulieu.

Actuellement environ, environ 2% des décès sont communiqués à Transplant Québec. Cette proportion pourrait être portée à 10%. «On aime mieux recevoir 10 appels et dire “non, cette personne ne se qualifie pas pour le don”, que d’en manquer une», affirme le directeur général.

Autres tendances

Fait à souligner, le Québec a atteint un nombre record de transplantations pulmonaires (72) en 2021, confirmant une tendance qui s’observe depuis quelques années en raison de l’ajout de ressources médicales et du développement de nouvelles techniques.

Le temps d’attente des personnes devant recevoir un foie ou des poumons a diminué respectivement de 43% et de 60%, mais le temps d’attente de ceux qui doivent recevoir un cœur a augmenté de 45%.

La région métropolitaine de Montréal est celle où il y a eu le plus de donneurs potentiels référencés en proportion de sa population, suivie de près par le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

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