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Le retrait du masque... si la situation le permet

La Santé publique n’entrevoit pas de 6e vague, mais reste prudente

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La fin du masque obligatoire en classe pour les élèves du primaire et du secondaire, après la relâche scolaire, constitue un risque calculé afin de favoriser le développement des enfants, explique la Santé publique. Le reste de la population, elle, bénéficiera graduellement des mêmes assouplissements au cours des semaines à venir, si le déconfinement n’entraîne pas de flambée des hospitalisations. 

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Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim, a fait le point ce mercredi sur la situation pandémique au Québec et sur le port du masque.
Capture d'écran, TVA Nouvelles
Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim, a fait le point ce mercredi sur la situation pandémique au Québec et sur le port du masque.

PAS DE 6e VAGUE EN VUE

Bonne nouvelle, la Santé publique ne voit pas de sixième vague à l’horizon.

« Nous ne croyons pas qu’il y ait, avec l’Omicron actuellement, une nouvelle vague », assure le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim. 

Un risque demeure avec le variant BA.2, tempère-t-il, « mais nous ne croyons pas qu’il va se matérialiser », grâce à l’immunité temporaire acquise avec la récente vague d’infections. 

Une recrudescence est « possible » à l’automne prochain ou plus tard cette année.

« Mais nous saurons nous y préparer comme il faut et proposer les bonnes mesures à ce moment-là, en particulier la vaccination », dit le Dr Boileau.  


UN RETARD DE DÉVELOPPEMENT CHEZ CERTAINS ENFANTS  

L’imposition du masque en classe a nui au progrès de certains enfants, particulièrement ceux qui présentaient déjà des retards de langage.

« Ce que les orthophonistes nous disent, c’est que les enfants qui portent le masque cessent de parler et que c’est nuisible à leur développement », a illustré la conseillère médicale stratégique du ministère de la Santé, la Dre Marie-France Raynault.  

Les psychologues ont également rapporté de plus grandes difficultés de socialisation chez certains jeunes, même si la plupart des enfants « auront bien vécu cette période ». 

« Alors, il faut que le port du masque soit durant la période la plus courte possible », fait valoir la Dre Raynault.

Le directeur national de santé publique par intérim reconnaît que la relâche scolaire représente un risque de propagation accru.

« On est conscients qu’au retour il pourrait y avoir eu plus de contagion pendant cette semaine-là, mais nous calculons tout ça », assure le Dr Luc Boileau. 


OMICRON A INFECTÉ 3 MILLIONS DE QUÉBÉCOIS  

Ce ne sont pas deux millions, mais bien près de trois millions de Québécois qui ont été infectés par le variant Omicron depuis la période des Fêtes.

Les études sérologiques et des extrapolations basées sur le nombre d’hospitalisations permettent à la Santé publique d’affirmer que la vague a frappé le Québec encore plus fortement qu’on le croyait il y a quelques semaines.  

Chez les jeunes, 35 % à 40 % des enfants ont « été en contact avec la COVID-19 au cours des dernières semaines, les derniers mois », dit le Dr Luc Boileau. 

« C’est une donnée importante pour estimer le risque de contagion chez les enfants en milieu scolaire, même s’il reste encore des enfants vulnérables et des familles vulnérables », souligne le directeur national de santé publique par intérim. 

Mais ceux qui rêvent d’une immunité collective, grâce à l’effet combiné du vaccin et de la vague Omicron, devront encore patienter.

« Le virus continue à circuler et va pouvoir continuer à circuler », souligne le Dr Boileau. De plus, l’immunité contre les coronavirus tend à diminuer dans le temps, ajoute-t-il. 


FIN DU MASQUE GRADUELLE

Le ministre de la Santé avait fait miroiter un « plan de retrait du masque par étapes », mais la Santé publique s’est montrée prudente aujourd'hui.

Après la première étape du 7 ou 14 mars dans les écoles (selon la date de retour en classe après la relâche scolaire), les autorités sanitaires étudieront l’impact du déconfinement sur le réseau de la santé. 

« Ensuite, on ira selon le niveau de risque », explique la Dre Marie-France Raynault. 

Ainsi, les endroits où « les gens sont assis et ne se déplacent pas », comme les salles de spectacle, pourraient être les prochains à dire adieu au couvre-visage.

« Pour ce qui est des lieux publics, ça viendrait dans une autre étape, de même que les transports en commun, où on peut s’attendre à ce que ce soit vraiment le dernier endroit », dit la Dre Raynault. 

Questionnée à savoir pourquoi le Québec agit plus lentement que de nombreuses autres juridictions en Amérique du Nord, la Dre Raynault souligne qu’« un des grands déterminants de nos décisions, c’est la capacité hospitalière ».

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