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Ukraine: peu de risque de voir des soldats canadiens combattre à court terme

Les militaires déployés en mission d’entraînement en Ukraine ont été déplacés ailleurs en Europe

Ukraine: peu de risque de voir des soldats canadiens combattre à court terme
Photo d'archives, Martin Alarie

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Même si des militaires canadiens, dont plusieurs de Valcartier, sont actuellement déployés en Europe près de l’Ukraine, le risque de voir ceux-ci intervenir à court terme en Ukraine en réponse à l’invasion russe demeure faible estiment des experts.

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«Tout sauf envoyer des soldats au front devient possible», croit Dominique Arel, titulaire de la Chaire en études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa. «De la part de l’OTAN, d’envoyer des soldats, c’est peu probable.»

Le professeur affirme que les pays de l’OTAN n’oseront pas intervenir militairement et risquer l’escalade pour défendre un pays qui n’est pas membre, comme l’Ukraine. «C’est malheureux, mais on savait dès le départ que l’Ukraine serait seule. À court terme, c’est désespérant, mais il n’y a pas grand-chose qui peut être fait», explique l’expert.

Sa collègue du Centre sur la sécurité internationale de l’Université Laval, Anessa Kimball, fait la même lecture.

«Il n’y a pas un État qui va risquer une confrontation si ouverte», estime-t-elle.

Sortis de l’Ukraine

C’est donc dire que les militaires canadiens déployés pour l’opération UNIFIER, majoritairement des soldats de Valcartier, ne devraient pas être impliqués à court terme dans les affrontements.

Ces quelque 200 militaires se trouvaient en Ukraine pour une mission d’entraînement des soldats locaux. Les Forces armées canadiennes indiquent qu’ils ont été déplacés «ailleurs en Europe» dans les derniers jours alors que la tension montait. Selon nos informations, ces troupes pourraient se trouver en Pologne.

540 autres membres des Forces armées font partie de l’opération REASSSURANCE et se trouvent en Lettonie. Des renforts ont également été annoncés à cette opération en support à l’OTAN, notamment une batterie d’artillerie de 120 militaires, une frégate de 250 autres, et une mission supplémentaire d’aéronef de patrouille qui comprendra approximativement 40 militaires.

Et pour la suite?

Même si on n’anticipe pas d’intervention dans les prochains jours, les développements à venir pourraient faire basculer la situation, préviennent malgré tout les experts en politique internationale.

«Il faudra voir la vitesse de l’invasion et la violence déployée. Si on voit de nombreuses violations des droits humains, le discours va changer», anticipe Anessa Kimball.

Si les Russes continuent d’avancer sur l’Ukraine au même rythme que l’on a vu dans les premières heures de l’invasion, pourraient-ils être tentés d’outrepasser d’autres frontières?

«Ce serait rassurant de se dire que Poutine n’oserait jamais aller au-delà de l’Ukraine, mais on s’était dit ça pour l’invasion unilatérale et il l’a fait», rappelle Dominique Arel.

«C’est tellement radical et en rupture avec l’ordre international établi après la Deuxième Guerre mondiale qu’on ne sait plus ce qu’il peut faire ou pas. Et c’est là le problème», ajoute l’expert, inquiet de la suite.

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