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Enfermée chez moi

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Je ne suis pas superstitieuse, mais je savais confusément que me « vanter » d’avoir, à ce jour, été épargnée par la Covid allait me porter malheur. J’aurais dû toucher du bois, comme ils disent. Parce qu’avec notre famille recomposée de cinq enfants dans trois écoles différentes, la question n’était pas si on allait pogner Omicron, c’était quand.

Radio sous-sol

Lundi matin, le test qu’on passe à l’un des petits s’avère plus que positif. La ligne était quasiment phosphorescente. Après avoir navigué sur les sites du gouvernement et des écoles pour essayer de comprendre les consignes d’isolement, le verdict tombe : nous sommes assignés à domicile.

J’allais donc vivre cinq jours assez paradoxaux, enfermée avec mes enfants, alors que le Québec entier se déconfine et qu’on s’apprête à laisser tomber les masques.

Je n’avais pas encore vraiment vécu ça, moi, le télétravail version solo parentale. Et là, non seulement j’allais devoir concilier travail et famille, mais je devrais animer une émission de 2 h 30 en direct de mon sous-sol. Tout ça avec des enfants qui « tentent » de s’occuper et de ne pas faire de bruit. 

  • Écoutez la rencontre Stréliski – Cyr à l’émission de Geneviève Pettersen diffusée chaque jour en direct 15 h via QUB radio :   

Tout a bien été

Contre toute attente, j’ai adoré ma semaine. Pas le côté confiné-on-peut-pas-sortir. Non. J’ai apprécié tout ce temps passé avec mes petits, à les aider à faire leurs travaux, à leur expliquer mon travail, aussi, et à leur parler de ce qui se passe présentement en Ukraine. Un sentiment étrange, alors qu’on est bien à l’abri et qu’on se gave d’Avengers.

Oh, ça n’a pas été toujours facile. J’ai crié une ou deux fois. Mais je mesure la chance que j’ai, la chance qu’on a de s’avoir, en ces temps chaotiques. J’ai comme redécouvert combien mes enfants sont résilients, pleins de ressources et surtout, remplis de compassion pour la mère que je suis et qui devait concilier TOUTE.

Je vous jure, ils m’ont même aidée à faire le ménage. On en a profité pour jaser des dérapages de Vladimir Poutine et de la peur que doivent avoir les Ukrainiens en ce moment.

Ce sont de beaux enfants qu’on a, collectivement. Oui, ils vivent une période trouble, mais ça fera d’eux de meilleurs humains que nous, j’en suis convaincue. L’avenir leur appartient. Et c’est tant mieux.

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