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L’éthique élastique de la CAQ

Periode des questions
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Legault adorait donner la leçon aux autres, côté éthique, mais depuis qu’il est premier ministre, ça s’est révélé un angle mort dans sa vision de chef de gouvernement.

Lorsque Legault traînait dans l’opposition, il bénéficiait d’une garde rapprochée coriace et efficace, dont faisait partie Éric Caire.

Ce dernier n’a peut-être pas réussi grand-chose comme ministre depuis quatre ans – son plus récent titre ronflant étant celui de « ministre de la Cybersécurité et du Numérique » –, il profite néanmoins du soutien et de la protection de son PM pour services rendus comme pitbull politique.

Caire peut se vanter d’avoir collé le titre de « corrompu » au gouvernement Couillard, ce qui a ouvert une voie pour la victoire de la CAQ.

Son parcours politique avait pourtant été marqué par un petit problème de curriculum vitae... Comme Le Journal l’avait soulevé à l’époque, Caire avait rembourré la liste de ses études. Une référence à un baccalauréat en communication a depuis disparu de son CV.

Une fois ministre, lorsqu’il fut révélé qu’il y avait de la fraude systémique dans les curriculum vitae de compagnies qui remportent des contrats informatiques, Caire a refusé de tenir une enquête. Pourquoi ?

Ses déboires avec un prêt de la part d’un maire de la région de Québec juste avant les élections ont fait la manchette. Un rapport de la commissaire à l’éthique l’a contraint à rembourser plus de 50 000 $.

Il a depuis été élu dans le sillon de Legault et a néanmoins été nommé ministre.

  • Écoutez la rencontre Lisée - Mulcair diffusée chaque jour en direct 8 h via QUB radio :  

FITZGIBBON TOUJOURS MINISTRE !

Le pire cas est, évidemment, celui de Pierre Fitzgibbon.

La commissaire à l’éthique l’a réprimandé à plusieurs reprises pour des infractions à la loi gouvernant la déontologie de l’ensemble des députés.

Pour François Legault, le problème était la commissaire, pas son chum car... un chum, c’t’un chum, comme disait l’autre.

La seule conséquence pour Fitzgibbon fut un bref retrait du cabinet, le temps de régler ses affaires.

Dès son retour au Conseil des ministres, c’était au tour de la vérificatrice générale de le semoncer. Il avait alors été pris en train d’approuver des aides financières à des entreprises qui ne respectaient pas les exigences du programme. Il n’avait pas été transparent sur les critères retenus et n’avait pas donné l’information à toutes les compagnies.

Résultat ? Des dizaines de millions donnés à des compagnies dans des situations douteuses et un refus de fournir toute la liste. 

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IMPUNITÉ DE LEGAULT ?

Cette semaine, Legault a réussi à prouver, à nouveau, qu’il ne comprend strictement rien à l’éthique et à l’intégrité gouvernementale.

Pris en flagrant délit d’utilisation de l’argent des contribuables à des fins politiques partisanes par la commissaire, Legault a tenté de disculper sa formation politique en affirmant que tous les partis agissent de la sorte. C’est une calomnie entièrement fausse. La CAQ est le seul parti à avoir agi de la sorte.

Tristement, les quatre partis de l’opposition sont tellement nuls lorsqu’il s’agit de demander des comptes, que Legault s’échappe sans peine, comme d’habitude.

Dans cette année électorale, espérons que les affaires de la Coalition Anti-éthiQue feront finalement l’objet de l’analyse publique qui s’impose.

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