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Mauricie : des jeunes en centre de réadaptation toujours dans les dortoirs de fortune

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Une semaine après l'intervention du ministre Lionel Carmant, rien n'a changé dans les centres de réadaptation de la Mauricie - Centre-du-Québec, et les dortoirs de fortunes et les paravents sont toujours en place.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ouvre une enquête sur la situation, pour la deuxième fois en deux ans.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux avait pourtant été clair. Il exigeait que des changements soient opérés dès cette semaine dans les installations de la région. Le syndicat est resté sans nouvelles.

« Des évaluations individuelles de chaque jeune ont été effectuées pour s'assurer de limiter les impacts négatifs d'un déménagement. [...] La Directrice nationale suit le dossier de très près avec le CIUSSS, et une rencontre aura lieu la semaine prochaine entre cette dernière, le ministre et le PDG pour faire le point.

La solution à moyen terme évoquée par le ministre la semaine dernière suit également son cours », a répondu le cabinet du ministre Carmant.

La seule solution qui est parvenue aux oreilles de l'APTS ne règlerait pas le problème de surpopulation. Des jeunes pourraient être transférés dans les installations d'autres régions, comme Lanaudière ou Montréal, mais le nombre de chambres disponibles n'est pas suffisant.

« On va faire de la place dans une unité de 12 chambres pour pouvoir héberger les 14 jeunes filles qui sont actuellement en surpopulation. On fait des mathématiques rapides, 12 chambres, 14 filles. Donc ce qu'on comprend, c'est qu'on va continuer quand même à utiliser ces milieux-là », a expliqué le représentant de l'APTS, Jean-Christophe Côté-Benoît.

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que des installations de la DPJ de la région doivent se soumettre à une enquête de la CDPDJ.

« La Commission a déjà enquêté, en 2020, sur la situation de surpopulation au sein d'un des centres de réadaptation visés par la présente enquête. Le dossier avait été fermé le 26 mars 2020, l'établissement s'étant engagé à mettre en place des mesures correctrices. La Commission est donc préoccupée par l'actualisation des mesures auxquelles l'établissement s'était engagé », nous apprend-on par voie de communiqué.

Une situation qui révèle de sérieux problèmes, selon M. Côté-Benoît.

« Ça veut dire qu'on se retrouve dans un système qui est complètement brisé. Un système qui essaie, plutôt que de changer les choses, d'améliorer les choses, essaie parfois de cacher des choses. »

L'enquête est prise au sérieux par le CIUSSS MCQ, qui assure sa collaboration à la démarche. Plusieurs scénarios sont en analyse, mais aucune décision finale n'a été prise pour le moment. L'établissement souhaite résorber la situation le plus rapidement possible, avec la mise en place de solutions durables.

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