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Jean Charest: le retour du jedi

Jean Charest: le retour du jedi
Photo Agence QMI, Marc DesRosiers

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Les souverainistes doivent être fâchés: capitaine Canada sera vraisemblablement de retour sur la scène politique fédérale.  

Ils croyaient s’être débarrassés de lui pour de bon depuis sa défaite en 2012 après avoir été à la tête du Québec pendant près de 10 ans, mais le voilà qui revient dans l’actualité politique fédérale, à leur grand désespoir. 

Redoutable adversaire de la souveraineté, l’ancien premier ministre québécois semble, tel un chat, avoir sept vies (politiques). Alors que ceux qui le détestent semblent être particulièrement vocaux, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias, il accumule néanmoins les appuis tous azimuts depuis que des rumeurs voulant qu’il soit tenté par le leadership conservateur circulent. 

Panique à bord

Comme je le disais, un vent de panique souffle sur les rangs souverainistes, tant au fédéral qu’au provincial. On se rappelle que PSPP et GND ont eu des propos indécents sur l’ancien premier ministre, ignorant du même coup les règles élémentaires quant au respect que l’on doit à ceux qui nous ont dirigés, peu importe leur couleur politique. 

Commentant le possible retour en politique de l’ancien premier ministre, Yves-François Blanchet soutient quant à lui que Jean Charest a «plaqué le Québec dans le dos», en faisant référence au fait qu’alors qu’il a instauré la bourse du carbone au Québec avec la Californie, cela est incompatible avec les positions conservatrices en matière d’environnement. Dois-je rappeler que M. Blanchet était ministre de l’Environnement au provincial lorsque le gouvernement Marois a décidé d’autoriser des forages visant l’exploration sur l’île d’Anticosti pour ensuite dénoncer l’utilisation du pétrole de l’Ouest? Contradiction, quand tu nous tiens...

Une course sale

Il ne faut pas s’y méprendre, la course au leadership du Parti conservateur sera dure et sale. Les couteaux voleront bas, les attaques seront acerbes et elles viendront de partout. Deux visions se confronteront: d’un côté, Pierre Poilièvre, député de Carleton, ancien ministre dans le gouvernement Harper, actuellement critique en matière de finances et héritier autoproclamé de la tradition harperienne du PCC; de l’autre côté, Jean Charest, ancien premier ministre québécois, représentant de la frange progressiste et centriste du parti, aux positions sociales claires mais ne comptant pas que des amis et des alliés, notamment au Québec.

Ce sont donc deux profils complètement différents qui s’offriront aux conservateurs. Et le choix sera on ne peut plus déterminant pour l’avenir du parti et sa capacité à s’imposer comme un choix crédible pour remplacer les libéraux. Après Sheer et O’Toole, les conservateurs ne peuvent plus se permettre d’avoir des chefs de transition s’ils veulent faire face à Trudeau ou éventuellement à Freeland. 

Un seul objectif: la victoire

Chose certaine, si Jean Charest entre dans la course, c’est pour gagner. Pas uniquement la chefferie, mais aussi les prochaines élections fédérales, et ainsi marquer l’histoire en devenant le premier premier ministre provincial à devenir premier ministre fédéral. Rien n’est gagné d’avance, mais, si le passé est garant de l’avenir, seul M. Charest peut relever ce défi.

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