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Guerre en Ukraine: des conséquences pour les agriculteurs québécois

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Même si le printemps se fait attendre, les agriculteurs iront aux champs pour commencer les semis dans quelques semaines, mais le conflit en Ukraine vient ternir l’industrie du blé jusqu’au Québec.

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Chantal Pipon a confirmé qu’elle et ses collègues sont nerveux en raison des conséquences du conflit. «La nervosité, on la sent tout le temps. On la sent dans l’achat de nos intrants, dans ce qu’on vend.»

L’Ukraine et la Russie représentent à eux seuls le quart de la production mondiale de blé et une grande partie de la production de fertilisants, selon Sylvain Charlebois, professeur au Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université de Dalhousie.

«On a vu le prix des engrais augmenter de façon spectaculaire du jour au lendemain. Environ 200 dollars la tonne», a-t-il souligné, alors que le prix du grain aussi a augmenté.

Avec une industrie déjà fragilisée par la pandémie, ce sera la gifle de trop pour certains, a estimé un producteur de Yamachiche, Martin Lamy.

«Pour tous les animaux qui sont nourris à base de grain, ça met une pression encore plus grande», a-t-il avancé.

Même son de cloche pour Mme Pipon, qui a ajouté que la crise de la main-d’œuvre fait très mal. «Ça a mis de la pression sur toute la chaîne. La logistique de transport, les conteneurs, on est tous touchés par ça ! »

Le prix du grain est établi à la Bourse de Chicago, et comme pour tous les marchés boursiers, les prix peuvent varier rapidement, a constaté Mme Pipon. 

«Demain, ça va être d’autre chose encore. Il s’agit que la Russie entre encore plus en Ukraine et écrase tout sur son chemin. [...] Tout le monde va être nerveux, la Bourse va être nerveuse et les prix vont être volatiles encore plus.»

Toutes ces incertitudes pour les producteurs se traduiront inévitablement par une hausse du coût du panier d’épicerie.

«Le nerf de la guerre présentement, c’est le transport, c’est le pétrole, le diesel», a précisé M. Lamy. «Si on peut acheter de plus en plus local pour réduire ces coûts de transport là, ça se reflète en partie sur le prix.»

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