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Les experts favorables au retrait du masque

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Pendant que plusieurs se réjouissent de la fin imminente du port du masque, d’autres s’inquiètent d’être moins protégés contre la COVID-19, mais des experts se font toutefois rassurants à propos de l’allègement des mesures. 

Enlever le masque signifie une liberté retrouvée pour des citoyens. Une partie d’entre eux préfère garder le masque, peu importe les recommandations de la Santé publique. «Ça nous sécurise, le masque», a répondu un homme.

«Pour une grande partie de la population, ça va faire du bien. [...] Il y a des gens qui sont plus anxieux, des gens qui sont plus stressés», a ajouté le psychologue Paul Langevin.

Pour le professeur de virologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Lionel Berthoux, la décision de Québec est tout à fait logique.

«Autant il est important d’adopter les mesures rapidement et basées sur la preuve scientifique lorsque les cas augmentent dans une épidémie, autant il est également important de les abandonner», a-t-il indiqué, quand le nombre de cas connaît une importante diminution.

Le masque demeure par ailleurs obligatoire dans les transports collectifs, les hôpitaux et les résidences pour aînés. Une mesure qui pourrait même revenir dans le quotidien des citoyens s’il y avait recrudescence des cas, a rappelé le président de l’Association des médecins omnipraticiens de la Mauricie, le Dr Pierre Martin.

Avec le retrait du couvre-visage, le risque de transmission sera toujours bien présent dans les lieux publics. La situation a toutefois changé, ont prévenu les experts, puisque la cinquième vague de COVID-19 tire bel et bien à sa fin.

«Depuis plusieurs semaines, on observe une baisse des cas et des hospitalisations dans la région. Une diminution aussi des éclosions. Donc la situation est très favorable en ce moment», a assuré la directrice de la Santé publique régionale, la Dre Marie-Josée Godi.

«Même si on levait toutes les mesures aujourd’hui, on n’aurait pas une remontée du virus. La vague est descendante quoique l’on fasse, mais ce qui va changer, c’est la vitesse à laquelle elle descend», a renchéri M. Berthoux.

D’ici six semaines, la population aura le libre-choix. Le plus important sera de respecter la décision de chacun, selon M. Langevin. «Il faut que les gens qui se sentent à l’aise de porter le masque, pour n’importe quelle raison, ils aient le droit de le faire sans se faire harasser ou tanner par les gens. Donc, on respecte les deux côtés.»

«De toute façon, le port du masque va revenir en période annuelle de pandémie, ne serait-ce que pour l’influenza», a prévenu le Dr Martin.

Le masque est une barrière qui a permis d’éviter de nombreuses hospitalisations depuis deux ans. Ceux qui se sentent moins en sécurité ont toujours l’option de porter le masque lors de leurs sorties.

Masque ou non, le mot d’ordre reste la vigilance en tout temps. Visiblement, la Santé publique, comme la population, devra apprendre à vivre avec le virus.

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