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Meurtre de Daphné Huard-Boudreault: un extrait de l’appel fait au 911 dévoilé

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Cinq ans après le meurtre de Daphné Huard-Boudreault, poignardée par son ex-conjoint à Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie, l’équipe de J.E a obtenu un extrait de l’appel fait au 911 par la victime.

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  • Écoutez l’entrevue de Genevieve Pettersen avec Éric Boudreault, père de Daphné Huard-Boudreault sur QUB radio :

Rappelons que le 22 mars 2017, la jeune femme de 18 ans a été poignardée à mort par Anthony Pratte-Lops. Daphné Huard-Boudreault avait rompu une relation toxique quelques jours avant le meurtre. 

Depuis, son ex-conjoint a plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre non prémédité, sans possibilité de sortie de prison avant 18 ans.

Jadis, la victime de 18 ans avait appelé les secours parce que son ex-copain s’était introduit dans sa voiture et l’avait suivie jusqu’à son lieu de travail.

Voici l’échange que la jeune femme a eu avec un répartiteur du 911: 

Répartiteur 911: «Urgences 911, comment puis-je vous aider?»

Daphné: «Il y a quelqu’un qui n’arrête pas de me harceler, il est dans ma bulle. Je travaille au dépanneur à Mont-Saint-Hilaire.»

Répartiteur 911: «Est-ce que la porte est barrée à l’avant?»

Daphné: «Oui, oui. C’est juste que mon ex-copain ne veut pas partir. Il est dans ma voiture.»

Répartiteur 911: «C’est quoi son nom?»

Daphné: «Anthony Pratte. Le type n’est pas super stable dans sa tête (elle pleure). Il m’a attendue dans ma voiture à 5 h le matin chez nous. J’ai été obligée de l’emmener à ma job, mais là, il ne veut pas partir. Je ne sais pas si c’est possible de faire quelque chose. Il est assis dans mon auto à l’extérieur, je ne sais pas quoi faire, je ne peux pas l’enlever de là, il a 100 livres de plus que moi. Ce n’est pas la première qu’il fait des affaires comme ça.»

Répartiteur 911: «Laissez la porte barrée, les policiers sont en direction.»

Daphné: «OK, merci.»

Deux policiers en déontologie  

Cinq ans après le meurtre de Daphné Huard-Boudreault, poignardée par son ex-conjoint à Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie, deux policiers ont commencé à subir, lundi, la procédure disciplinaire devant leur comité de déontologie.

En entrevue à TVA Nouvelles, le père de la jeune femme estime que les agents ont négligé de protéger adéquatement sa fille.

Depuis ce matin, il y a deux agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, Brigitte Légaré et Martin Fisette, qui subissent une audience disciplinaire qui va durer quelques jours. Ils sont représentés par l’avocat vedette de la commission Charbonneau, Me Denis Gallant.

Le père de Daphné, Éric Boudreault, demeure catégorique: les policiers qui sont intervenus le matin après l’appel de la victime fait au 911 qui se plaignait du harcèlement de son ex-copain, ainsi que ceux qui l’ont accueillie au poste de police, n’auraient jamais dû la laisser retourner seule à l’appartement où elle a été assassinée.

Selon M. Boudreault, les policiers auraient pu lui dire de rester au poste. Il déplore d’ailleurs l’argument de la police qui affirmait ne pas avoir eu de plainte.

«Est-ce que ça prend nécessairement une plainte [pour agir]? À 18 ans, lui a-t-on expliqué ce que ça signifie, porter plainte [contre son conjoint]?», dit-il. 

C'était la deuxième fois dans la même journée que les autorités étaient sollicitées par Daphné.     

Les policiers l'ont laissée se rendre seule chez elle. Anthony Pratte-Lops l'a tuée peu de temps après.

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