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Pas question de remplir des lacs de résidus miniers, tonnent des environnementalistes

Ugo Lapointe
Photo Agence QMI / Archives

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Des organismes environnementaux dénoncent la décision du gouvernement du Québec d’accorder la permission à la compagnie minière Champion Iron de jeter ses résidus miniers dans plusieurs lacs de la Côte-Nord. 

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Ainsi, les organismes demandent à Québec non seulement de ne pas aller de l’avant avec cette décision, mais aussi d’adopter un nouveau règlement qui interdirait de telles pratiques.

«Le gouvernement Legault doit transformer sa simple directive environnementale en un règlement qui a force de loi. Il faut clairement interdire l'utilisation de lacs, de rivières et d'autres milieux hydriques pour l'entreposage des résidus miniers», a indiqué Alice-Anne Simard de l’organisme «Nature Québec».

Selon des informations obtenues par «La Presse», Québec exigera une compensation financière de 20 millions $ pour la perte d’habitats de poissons et de milieux humides causée par le projet de l’entreprise minière.

Rappelons que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec (BAPE) s’était montré en défaveur du projet l’an dernier. Dans son rapport le BAPE avait indiqué que le promoteur «a fait des choix discutables» et «qu'il pourrait être techniquement et économiquement faisable de remblayer l'excès de résidus miniers grossiers dans la fosse», et ce sans détruire de lacs.

«Cette décision irait totalement à l'encontre de l'avis même de nombreux experts indépendants qui proposaient des solutions de rechange pour éviter la destruction de lacs», a dénoncé Rébecca Pétrin de l’organisme «Eau Secours».

Des actions et des paroles qui se contredisent

Du côté des organismes environnementaux, on remarque une incohérence de la part du gouvernement. «Une telle décision discréditerait complètement la campagne de relation publique que Québec et l'industrie déploient depuis des semaines à grands coups de millions en publicités pour « verdir » l'image de l'industrie», a expliqué le coordonnateur de la coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe, qui estime que les gestes du gouvernement sont en contradiction avec ses paroles.

Le même son de cloche se fait entendre à la Fondation Rivière. «Comment le gouvernement et l'industrie peuvent-ils d'un côté prétendre vouloir fabriquer des éoliennes et des batteries vertes à partir de métaux du Québec, et de l'autre permettre de déverser des déchets miniers dans nos lacs? Ça n'a aucun sens», a précisé le directeur général de l’organisme, André Bélanger.

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